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Jean-Michel Frodon et la Nouvelle Vague en Haiti

Posted: Wed Mar 02, 2005 10:36 pm
by T-dodo
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Posté le 2 mars 2005

Le critique Jean-Michel Frodon, directeur des Cahiers du cinéma, a abordé la « Nouvelle Vague » le 20 février au Centre Fokal devant des cinéphiles désireux de mieux connaître Truffaut, Godard et les autres tenants de ce courant cinématographique.

Certains Haitiens restent encore attachés aux bons films qu'ils soient africains, américains, allemands, sud-américains. Mais le cinéma américain domine le grand écran haitien. A cause du piratage tout passe sur le petit écran. Voilà dans quel contexte Jean-Michel Frodon a présenté la « Nouvelle Vague » nouveau courant du cinéma français.

L'institut français d'Haiti (IFH), dirigé par Jean-Paul Lévy, a pris le soin de programmer des classiques du cinéma français pendant les semaines qui ont précédé la venue en Haiti de Jean Michel Frodon, directeur des « Cahiers du cinéma » : « Les 400 co
ups » de François Truffaut, « le Beau Serge » de Claude Chabrol, « Cléo de 5 a 7 » de Agnès Verda et « Moi un noir » de l'ethno-cinéaste Jean Rouch.

Jean-Michel Frodon, introduit par Michèle Pierre-Louis, directrice de la Fokal, Jean Paul-Lévy, directeur de l'IFH, le cinéaste Arnold Antonin, responsable du Centre Pétion Bolivar a expliqué l'importance du magazine les « Cahiers du cinéma », dirigé alors par André Bazin, pour les cinéastes novateurs des années cinquante. Ils ont même fait école en Italie et dans certains pays de l'Est. .

Frodon a montré que « certains adeptes » du « Nouveau roman » tels Butor, Duras, avaient développé entre eux certains liens esthétiques. Quelques-uns des amis même discrets de la Nouvelle Vague sont encore respectés à l'échelle mondiale. Le nom du cinéaste Alain Resnais a été cite à titre d'exemple.

Frodon a animé un débat le lundi 21 février au Centre Pétion Bolivar où critiques de cinéma, comédiens, cinéastes ont saisi les enjeux de la critique cinématographique. « Un clin d'œil des Cahiers du cinéma à tel travail d'un cinéaste talentueux peut constituer un oracle », a précisé un journaliste, présent à cette rencontre.

La Nouvelle Vague avait-elle effleuré même une fois un cinéaste haitien ? Le réalisateur Antonin, reconnu comme documentariste sérieux, a émis à ce propos bien des doutes. Pourtant, en littérature le Surréalisme de Breton a saccagé la conscience de poètes haitiens, tels Depestre, Davertige, St Aude et hier encore Frankétienne, le pape du Spiralisme.

Les rares critiques de cinéma haitiens ont pour noms : Jean Dominique, ancien directeur de Radio Haiti Inter ; Madeleine Paillère, écrivain ; Jean-Claude Charles, écrivain-journaliste ; Rassoul Labuchin, écrivain-cinéaste, Gilbert Fombrun, chansonnier-comédien ; JJ Dominique, journaliste-écrivain, Yanick Lahens, romancière ; Monique Lafontant, enseignante ; Michaëlle Lafontant Médard, écrivain ; Rodney Saint-Eloy, éditeur-écrivain ; Marc Exavier, journaliste-enseignant ; Dominique Batraville, comédien révélé par « Royal Bonbon » de Charles Najman.

De 1986 à nos jours, Port-au-Prince a assisté à la fermeture d'environ une dizaine de salles de cinéma :Triomphe, Union, Lido, Sénégal. Colissé, Magic Ciné, Cric-crac ciné, Aiport ciné, Canapé-Vert ciné… Même le Capitol, un cinéma très select, est presque désaffecté.

DB/JEC[/quote]