Et si la multiplication des actes de kidnapping ........

Et si la multiplication des actes de kidnapping ........

Postby Frantz* » Fri Dec 15, 2006 11:01 pm

[AHP- 15 Decembre 2006]
Et si la multiplication des actes de kidnapping n'avaient pour unique objectif que le départ d'Alexis
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Et si cette augmentation effrénée des actes d'insécurité et de kidnapping qui paralyse la capitale haïtienne (Port-au-Prince) n'avait pour seul objectif que chercher à provoquer le départ du premier ministre Jacques Edouard Alexis.

Depuis environ deux semaines, le kidnapping a des cibles privilégiées, les enfants, les écoliers et les établissement scolaires et s'accompagnent parfois de meurtres, stratégie susceptible de provoquer la grande émotion et surtout l'indignation des familles. C'est tout comme revoir un 5 décembre 2003, un recteur d'université porté sur un brancard les jambes supposément cassées dans des circonstances troublantes et confuses.

Un diplomate étrnnger affirmait jeudi que plusieurs enviaient et lorgnaient le poste du premier ministre Jacques Edouard Alexis.

Alexis dont on dit que la seule faute est d'avoir repris une déclaration du président René Préval qui affirmait privilégier des discussions avec de présumés bandits et des détenteurs d'armes illégales issus de tous les secteurs de la société pour ramener la paix. En effet les armes lourdes et illégales ne se trouveraient pas uniquement entre les mains des seuls habitants des bidonvilles.

Les deux hommes (Préval et Alexis) auraient-ils commis l'erreur d'imaginer que la pratique des négociations avec des chefs de bandes armées, les repris de justice et autres "combattants de la liberté" en cavale, qui avait cours sous le régime latortue, pouvait encore se perpétuer.

"Ecoutez! ces évadés et repris de justice sont des bandits d'une autre catégorie. Ils font partie des nôtres", doivent murmurer les pourfendeurs d'Alexis, muets comme carpe quand ce sont des gens du même circuit qui sont accusés d'implication dans la violence et le kidnapping.

La violence et le kidnapping seront combattues de manière intégrale ou ne le seront pas du tout, car toute discrimination dans la lutte contre ces fléaux ne peut que conduire à l'echec.

Utiliser le "yoyo" de l'insécurité pour tenter de provoquer le départ d'un haut responsable de l'Etat en ces moments graves est un sérieux risque à prendre.

Faire partir Alexis pour le remplacer par qui et pour faire quoi?

C'est tout simplement vouloir ouvrir une nouvelle période d'incertitude dans le pays, comme si on n'avait pas déjà assez.de soucis. Mais on dit souvent que l'appât du pouvoir rend fou et que les politiciens et politicailleurs sont souvent des marionnettes suspendues dans les ficelles des manipulateurs.

Beaucoup affirment que les manoeuvres visant à tout chambarder quelque 6 mois après l'entrée en fonction du gouvernement constitutionnel, se sont intensifiées suite aux rumeurs autour d'une éventuelle gravité de la maladie du Président Préval.

De fait, bien que le chef de l'Etat ait fait le point sur son état de santé à son retour dimanche de la Havane où il a subi des tests 5 ans après une opération de la prostate, on continue de vouloir à tout prix qu'il soit très malade.

Sur de nombreux sites internet haïtiens, il pleut des articles questionnant ou afffirmant: qui va remplacer le président Préval? Il est dans une situation désespérante.

Alors, un premier ministre d'une certaine chapelle est tout ce qu'il faut pour préparer le terrain, au moment de l'empêchement du président, n'est-ce pas?

Cependant, l'attente pourrait être longue, très longue et surtout très fatigante
Frantz*
 
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Postby jafrikayiti* » Tue Dec 19, 2006 12:24 pm

La réponse est dans cette lettre:

Lettre du Senateur Latortue au Premier Ministre Jacques Edouard Alexis


Port-au-Prince, le 18 décembre 2006

Monsieur Jacques Édouard ALEXIS
Premier Ministre
Président du Conseil Supérieur de la PNH
En ses bureaux


Monsieur le Premier Ministre,

Depuis notre rencontre du 13 décembre 2006, la situation sur le plan sécuritaire continue inexorablement de se détériorer. Des membres du parlement ont été attaqués vendredi dernier à l’entrée de la capitale par des bandits armés. Les sénateurs Edmonde Suplice Beauzile et Evelyne Chéron ont échappé de justesse à une tentative de kidnapping, mais le sénateur Andrys Riché n’a pas eu autant de chance et a vécu une situation rocambolesque. Ces terroristes ont déclaré une véritable guerre au peuple haïtien. Nous ne pouvons plus nous contenter de paroles et de promesses il faut passer à l’action immédiatement et envoyer un message clair à ces criminels et à nos concitoyens.

Le gouvernement n’a plus seulement une obligation de moyens mais bien une obligation de résultats. Beaucoup de ces bandits sont connus et identifiés puisque votre gouvernement négocie avec eux. Ils opèrent à visière levée et donnent l’impression qu’ils ont quelque part la garantie d’une impunité certaine. Monsieur le Premier Ministre, la peur doit changer de camp, il faut que les mesures prises et les actions entreprises soient suffisamment percutantes pour devenir dissuasives. Il est temps pour votre gouvernement d’assumer ses responsabilités, de passer à l’action et de doter la Police Nationale des moyens matériels et légaux dont elle a besoin pour appliquer la loi et pourchasser les terroristes jusque dans leurs derniers retranchements.

Le parlement haïtien est disposé à accompagner votre gouvernement et à lui donner les moyens de sa politique en matière de sécurité. Le temps presse car la situation devient incontrôlable. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.

Le parlement est mobilisé et les parlementaires sont prêts à répondre à toute convocation à l’extraordinaire même pendant la période des fêtes pour étudier toutes les mesures d’urgence que vous envisagez de leur soumettre. Ceci peut aller de la mise en branle des dispositions constitutionnelles et légales prévues pour faire face à ce genre de situation, au le vote en urgence d’une loi d’exception visant la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, la mise à la disposition des force de police de moyens légaux et exceptionnels leur permettant d’apporter une réponse adéquate aux phénomènes constatés depuis quelques temps De son coté, la Commission vous recommande :

L’arrestation par la police de tous les individus recherchés par la police avec lesquels vous négociez.
La démolition de toute maison utilisée comme lieu de séquestration
Le respect du décret loi portant sur le kidnapping
La nomination d’une équipe de juges et de commissaires de gouvernement crédibles pour l’instruction de ces cas dans le meilleur des délais
L’identification d’un bâtiment capable d’accueillir les déportés réputés dangereux
Le renforcement urgent et immédiat de la DCPJ
L’interdiction sur tout le territoire de véhicules à vitres tintés La proclamation de l’état d’urgence afin de mobiliser toutes les ressources disponibles pour combattre le terrorisme.

Par ailleurs Monsieur le Premier Ministre, il n’est pas normal que la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), un outil opérationnel essentiel dans la lutte contre le grand banditisme reste privée d’un leadership capable et responsable dans la conjoncture actuelle. Il est impératif et urgent que le juge saisi du dossier du Commissaire Michael Lucius rende rapidement son ordonnance. Dans l’éventualité où celui-ci serait mis hors de cause, il faudrait qu’il puisse regagner son poste dans lequel, selon les informations dont nous disposons, il faisait un excellent travail et obtenait des résultats encourageants.

Monsieur le Premier Ministre, il est possible de palier rapidement aux faiblesses de la PNH en augmentant ses effectifs et en créant en son sein des unités spéciales renforcées capables de lutter efficacement contre les terroristes. Pour augmenter les effectifs il faudrait envisager la formation de mille cinq cents (1.500) élèves policiers que l’on pourrait facilement sélectionner parmi les nombreux jeunes qui ont servi comme gardes électoraux. Quant aux unités spéciales on peut rapidement les constituer en faisant appel aux nombreux anciens militaires entraînés et motivés qui se trouve déjà au sein de la PNH, en les équipant et en leur donnant le soutien politique nécessaire.

Depuis le 1er octobre dernier, votre gouvernement dispose d’une ligne budgétaire de cent vingt cinq millions (HTG125.000.000,00) de gourdes pour l’étude et le lancement des nouvelles forces armées d’Haïti. En dépit de nos appels réitérés, jusqu’à date, le parlement n’a connaissance d’aucune démarche concrète de votre part pour mettre en œuvre la loi budgétaire dans ce domaine. Nous avons la désagréable impression que votre gouvernement laisse à dessein traîner les choses pour qu’à la fin de l’année fiscale aucun fonds ne soit débloqué pour mettre en route ce projet réclamé par l’ensemble de la population et que les circonstances actuelles nous impose comme une priorité absolue.

Aux yeux de plus d’un, votre gouvernement n’a pas la volonté réelle de s’attaquer aux bastions de l’insécurité et du terrorisme. Il est urgent Monsieur le Premier Ministre que dans les tout prochains jours i.e. avant la fin de l’année vous mettiez en place un comité d’experts chargé de préparer la nomination d’un état major provisoire et le lancement effectif des nouvelles forces armées d’Haïti au cours du premier trimestre de l’année prochaine. Les récentes initiatives de votre diplomatie font peser sur notre pays, la menace d’un départ prématuré et non préparé des forces de la Minustah. Il importe de commencer à nous préparer dès maintenant à cette échéance inéluctable en mettant sur pieds notre propre armée. Une armée moderne au service de la démocratie, respectueuse de la constitution et des lois de la république, capable d’épauler en tant que de besoin la PNH en particulier dans des circonstances comme celles que nous vivons aujourd’hui.

Monsieur le Premier Ministre, Nous espérons que les propositions concrètes et précises que nous vous adressons dans la présente retiendront votre attention et que vous soumettrez rapidement au vote du parlement les textes appropriés pour lutter contre le terrorisme, que vous ferez ce qu’il faut pour combler la vacance ã la tête de la DCPJ, que vous prendrez les bonnes décisions pour augmenter rapidement les effectifs de la PNH et qu’enfin vous mettrez en branle le processus de création de la nouvelle armée nationale. L’annonce de ces mesures apportera aux incrédules la preuve que vous voulez réellement changer de politique et prendre pour de bon le taureau par les cornes en matière de lutte contre la criminalité.

Le parlement vous réaffirme sa détermination à vous donner tous les moyens légaux et matériels pour réussir dans cette lourde tâche et combler les attentes de la population. Je saisis l’occasion pour vous transmettre, Monsieur le Premier Ministre, au nom de mes collègues et en mon nom personnel, mes salutations patriotiques.


Youry LATORTUE
Président de la Commission
Défense, Justice et Sécurité
Du Sénat de la République.


(KIDONK YOURI LATOTI DEJA FÈ JIJMAN AN EPI LI JWENN LUCIUS INOSAN ? )

Remarquez que du même coup Roudolph Boulos est lui aussi devenu Sénateur de la République..... Alors, les Affranchis sont fins prêts pour mettre en branle le programme d'épuration que le General Bacellar avait apparemment crainte d'éxécuter au grand jour sous peine d'accusation de crimes contre l'humanité.


Question 1: Qui est Youri Latortue? (soi-disant Sénateur aujourd'hui !)

Réponse: "At a lower level, the virtuous Gerard Latortue must, for his part, face his critics. He is blamed for retaining in his entourage his nephew, Youri Latortue, a person nicknamed 'Mister 30 Per Cent' because of the percentage he demands in return for favours. Worried, not without reason, about his own security, the prime minister pays 20,000 euros a month to this former police officer implicated in various scandals for 'organizing an intelligence service'."

Thierry Oberlin, Le Figaro, December 21, 2004, Quoted on Haiti’s Radio Metropole, December, 2004.

http://www.zmag.org/content/showarticle.cfm?ItemID=8165


Question 2: Qui est Rudolph (pas Adolph) Boulos? (soi-disant Sénateur de la République de Jacques Bernard)

Réponse: In February 2002, Rudolph Boulos was under investigation for his possible involvement in the assassination of Haitian journalist Jean Dominique who had been very critical of Pharval after contamination of the company’s “Afrebril and Valodon” syrups with diethyl alcohol had resulted in the deaths of 60 children.

http://www.cooperativeresearch.org/enti ... lph_boulos

"We pay our workers next to nothing"
http://www.cmaq.net/en/node.php?id=18439


Pou di nou konprann nan kisa nou pran laa?
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