La France et ses Responsabilités

La France et ses Responsabilités

Postby T-dodo » Mon Nov 21, 2005 12:58 pm

Source: Haitianpolitics (forum)

Claude Ribbe wrote:Libre Tribune<p align=justify>Il y a deux ans, Jacques Chirac décidait de faire entrer l'auteur des Trois Mousquetaires au Panthéon. De son côté, en m'invitant à évoquer solennellement les origines des Dumas à l'occasion de cette cérémonie, le président du Sénat prenait l'initiative de rappeler le sens que ce geste allait avoir pour la France. Dumas, fils d'un grand homme auquel sa patrie d'adoption n'est guère reconnaissante, se disait lui-même haïtien. Son père n'était qu'un esclave de Jérémie, un immigré " sans papiers ", victime, comme tant de Français d'aujourd'hui, d'un racisme et d'une intolérance que nombre de politiciens du XXIe siècle aimeraient bien taire, à la veille des élections.

Or Haïti -cela commence à se savoir- fut la victime d'un crime contre l'humanité commis par la France pendant près de cent cinqua
nte ans : un million d'hommes, de femmes et d'enfants d'Afrique traînés là-bas au fouet dans l'entrepont des bateaux de Nantes, de Bordeaux, de la Rochelle. Et Bonaparte de récidiver lamentablement en 1802 avec son expédition de la honte, dont le souvenir a été soigneusement effacé par les hagiographes, empressés de dire que cette année-là était celle de la paix. Vive Bonaparte ! Vive l'anniversaire du sacre ! Vive la fin de la Révolution ! Pourtant, l'impossibilité de rétablir un esclavage que les esclaves eux-mêmes avaient fait abolir sur place dès 1793 conduisait l'armée française à inaugurer des exactions d'une barbarie sans précédent et à s'engager résolument dans la voie d'un génocide perpétré selon des méthodes assez ignobles pour que les nazis s'en inspirent et que d'autres expéditions - en Indochine et en Algérie - s'en souviennent. Tortures, exécutions sommaires : tout a commencé au Cap et à Port-au-Prince. Et si l'on veut se dire horrifiés, commençons donc par le commencement, s'il v
ous plaît ! Quand on sait qu'on gazait par milliers les non-blancs dans les cales des bateaux français avant de jeter les corps à la mer, on comprend qu'Adolf Hitler, arrivant à Paris, soit allé se recueillir devant le mausolée de son maître, Napoléon, après avoir fait abattre la statue du général Dumas (que la France de 2004 n'a toujours pas fait remettre sur son socle).

L'esclavage, un crime contre l'Humanité? Napoléon, un dangereux criminel? C'est pourtant le Parlement français qui l'a dit en votant une loi à l'unanimité en 2001, le 10 mai, à l'occasion d'un autre anniversaire. Dans cette logique, au début de l'année 2003, Christiane Taubira, qui avait eu l'initiative de cette loi, demandait au gouvernement français d'abolir le traité franco-haïtien de 1838 et de rembourser les 90 millions de francs versés par la République d'Haïti de 1825 à 1883. Une somme destinée à indemniser les colons français privés d'esclaves qui ne pouvaient légitimement leur appartenir et de terres qui n'éta
ient à l'origine que des concessions. Ce traité de 1838, comme le précédent traité de 1825, avait été signé sous la menace d'une expédition militaire contre la première république nègre du monde. La force ne fait pas droit. Et l'obéissance ne devient un devoir que pour les imbéciles. Quand on sait que dix ans après -en 1848- la République française a indemnisé les propriétaires négriers lorsqu'elle a aboli l'esclavage dans les colonies qui lui restaient, la question ne se pose même plus de savoir si cet argent sale doit être ou non remboursé. Il suffit, pour en finir, de s'entendre avec les Haïtiens sur la somme et les modalités de restitution. Mauvaise nouvelle que cette charge financière imprévue (bien que prévisible depuis 1825), mais qui permettrait au moins à la France de se laver d'un opprobre qu'elle tente maladroitement de dissimuler comme une maladie honteuse, depuis deux siècles. "Périssent les colonies plutôt que nos principes !" avait crânement lancé Robespierre. Quoi ! ces principes-là ne
vaudraient même pas 90 millions de francs-or ? D'autant qu'Haïti ne s'est jamais remise de les avoir payés jusqu'au dernier centime et d'avoir payé aussi le prix des emprunts contractés auprès des banques françaises pour s'acquitter de cette rançon. Jusqu'en 1791, Haïti faisait vivre la France. Aujourd'hui que le racket est oublié, c'est l'un des pays les plus pauvres du monde. Et comme la France est l'un des plus riches, cela mérite qu'on s'interroge.

Quatre mois après l'entrée de Dumas au Panthéon, la France laissait se dérouler dans le plus grand silence la commémoration de l'assassinat de Toussaint Louverture. Certains avaient enfin compris que la République d'Haïti risquait bien, en 2004, de fêter le Bicentenaire de son indépendance. Comme on pouvait s'y attendre, puisque la France avait voté cette fameuse loi déclarant l'esclavage crime contre l'humanité, l'Etat haïtien, se fondant sur l'imprescriptibilité du crime, allait tôt ou tard demander des comptes à ses mauvais amis
français.

Un refus brutal aurait fait perdre la face devant "l'opinion internationale", c'est-à-dire devant les Américains dont on sait qu'un sur dix descend "visiblement" d'esclaves africains et ne cesse d'exiger réparation pour le préjudice subi. Ce concept de réparation est d'ailleurs bien plus inquiétant encore pour les négriers que celui de restitution. La France sut pourtant l'utiliser à son profit face à l'Allemagne vaincue de 1918 et la même Allemagne, en 1945, n'eut pas l'audace d'en contester la validité à l'égard des Juifs martyrisés.

Cette fois, il s'agissait du préjudice subi du fait de l'esclavage, un écueil que les anciennes puissances négrières avaient évité de justesse, à Durban, en 2001.

L'étude de la situation amena les experts français à conclure à la fragilité d'Haïti.

Fragilité économique, puisque ce pays était saigné par la guerre d'indépendance, appauvri par les dépenses militaires qu'exigeait, au début du dix-neuvième siècle, une politi
que tricolore revancharde, ruiné par le paiement de l'infâme tribut exigé par la France et par les emprunts nécessaires à ce paiement, déstructuré par dix-huit ans d'occupation américaine et trente années de dictature. Et pour finir, il était frappé d'embargo financier au moment où il trouvait enfin le chemin de la démocratie.

Fragilité politique, puisque son président (le premier de l'histoire d'Haïti à avoir été élu) avait déjà connu plusieurs coups d'Etat, une dizaine attentats et trois ans d'exil. De fins stratèges avancèrent l'idée non seulement qu'il pourrait quitter son poste avant le terme de son mandat, fixé au 7 février 2006, mais avant même la célébration du bicentenaire, ce qui serait bien commode pour passer ledit bicentenaire sous silence et esquiver, du coup, toute demande de restitution et de réparation.

Il semblerait que la diplomatie française ait alors opté pour une " vénézuélisation " d'Haïti, c'est-à-dire pour le renversement immédiat de son président. C'est ce
que l'on peut penser si l'on en juge par l'attitude qu'eurent sur place des Français qui s'y appliquèrent ouvertement et activement. Tant pis pour le bain de sang qui s'ensuivrait. Ce ne serait que du sang de nègres.

C'est dans ce contexte que fut nommé un comité, chargé de " réfléchir " sur les relations franco-haïtiennes (la question de la restitution étant expressément exclue de cette "réflexion"). Personne ne sait si le comité a vraiment réfléchi, mais force est de constater qu'après avoir préconisé l'envoi d'une force d'interposition de vingt mille hommes, il n'est pas resté muet sur la restitution.

Ce comité n'a eu cesse d'agir sur tous les terrains -même les plus scabreux- pour forcer le président d'Haïti à quitter son poste dans les plus brefs délais. Au point que deux des "commissaires" -un guerrillero défroqué passé à l'extrême-droite et une dame patronnesse des basses oeuvres - n'hésitèrent pas à aller lui demander tout net, le 17 décembre 2003, de déguerpir. Ce jour
-là, ils lui firent même comprendre que son obstination à vouloir terminer son mandat pourrait bien lui coûter la vie. On n'a pas non plus hésité à menacer les rares Français qui protestaient contre cette ingérence et qui n'appréciaient pas de voir leurs compatriotes, fussent-ils gendarmes de l'Ambassade, tenter de "civiliser" les bidonvilles de Port-au-Prince, l'arme au poing. Tout cela au nom de la France, paraît-il. Quelle France? Celle des beaux quartiers de Paris? Celle des banlieues musulmanes? Celle de l'Outremer?

Personne n'est dupe, pourtant, de ces droits de l'Homme que l'on brandit alors que, dans l'ombre, des policiers se relaient jour et nuit pour garder Duvalier, un vrai dictateur en "transit" en France depuis dix-sept ans. Est-ce un hasard si, ce même 17 décembre 2003, après un long silence, l'ex-chef des macoutes se déclarait solidaire de l'opposition et prêt à retourner dans son pays pour défendre les droits de l'Homme? Les Haïtiens demandaient leur argent? On leur restitu
erait Duvalier.

Personne n'est dupe de ces accusations de corruption venant d'une France où les affaires succèdent aux affaires.

Personne n'est dupe des bons sentiments de ces trafiquants de visas, à la solde de Dieu sait qui, de ces prétendus diplomates, dont l'arrogance n'a plus de limites sitôt qu'ils s'installent en gouverneurs dans leurs palais tropicaux. Là, en rêvant qu'ils sont devenus des héros de Margaret Mitchell, ils se font servir le thé par de vieux nègres gantés de blanc.

Personne n'est dupe de ce conglomérat hétéroclite représentant les intérêts d'une poignée d'Haïtiens cosmopolites à la peau claire qui ne voulaient pas d'élections, de peur que les gueux analphabètes à la peau noire ne décident de garder, malgré tout, le président qu'ils avaient élu et que le Blanc a kidnappé. Ils l'avaient élu comme ils pouvaient, puisqu'un tiers de la population de là-bas naît et meurt sans apparaître sur aucun document officiel. Mais ils l'avaient élu tout de même.
n
Personne n'est dupe de ces Haïtiens qui renient leur pays pour ce précieux visa qui leur permettra tout juste de croupir dans les banlieues d'Europe et d'accourir pour cracher sur Haïti quand le Maître fera signe.

La France a choisi la politique du fauteuil vide lors du bicentenaire. Très bien! Cette politique, faut-il le rappeler, fut déjà celle qu'on adopta lors des obsèques du président Senghor. Ironie de l'histoire : son fauteuil à lui - celui de l'Académie française - ne resterait pas vide très longtemps. Voilà où cela mène de se contenter de jouer de la batterie dans les concerts dont le Blanc reste le chef d'orchestre incontesté! Mais si, depuis deux cents ans, nul chef d'Etat, nul chef de gouvernement français n'a eu assez de courage pour venir à Port-au-Prince, comment comprendre, alors, qu'on ait pourtant inscrit la commémoration de l'indépendance d'Haïti au calendrier 2004 des célébrations nationales françaises? Peut-être parce que la défaite cuisante de Bonaparte le 18 nove
mbre 1803 était, au fond, une belle victoire pour la France : les Haïtiens achevaient la Révolution de 1789 en la rendant universelle. C'est ainsi que, d'une certaine manière, tous les Français étaient haïtiens le 1er janvier 1804, au moment de l'indépendance. Ils auraient dû l'être encore deux cents ans plus tard. C'est sans doute pour le rappeler que, ce jour-là, les maires de la Martinique ont hissé le drapeau rouge et bleu.

La vraie question est de savoir quelle est aujourd'hui la politique française vis-à-vis d'Haïti. N'aurait-on pas intérêt à donner enfin une chance à ce pays ? Dans ce cas, que pourrait-on faire concrètement, demain, pour ces huit millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui parlent français au cœur de l'Amérique et dont la devise est aussi "liberté, égalité, fraternité" ?

Va-t-on encore les pousser, au nom des droits de l'Homme, à s'entretuer? Le premier des droits de l'homme, c'est de manger, d'avoir un toit, d'être éduqué. C'est Jacques Chirac qui l'
a dit. Et ce qui est vrai à Tunis doit l'être aussi à Port-au-Prince.

Bref, il faut de l'eau, des routes, des maisons, des professeurs, et surtout beaucoup de respect. Ne serait-ce que pour avoir tenu deux cents ans dans de pareilles conditions.

Alors qu'attend-on pour rappeler les gendarmes français qui occupent Haïti? A moins qu'on ait choisi d'oublier, voire de nier le passé. Mais si Haïti "n'a jamais été, à proprement parler, une colonie française" (ainsi que le murmurait Jacques Chirac au printemps 2000), si l'on refuse d'aider et de respecter ces nègres dont on a enchaîné, puis massacré les ancêtres, il est temps de le dire clairement. Dans ce cas, qu'on les laisse enfin tranquilles, car ils n'ont besoin ni d'idées ni de leçons, ni d'une expédition qui pourrait bien tourner au désastre, comme celle de 1802 ! Dans ce cas, qu'on leur rende au moins, à défaut de leurs 90 millions de francs-or, la dépouille de l'écrivain Alexandre Dumas qui n'est, après tout, que l'un des leur
s! Et, tant qu'on y est, qu'on leur rende aussi leur président, enlevé par traîtrise, comme Toussaint Louverture!

(*) écrivain, auteur de L'Expédition (éditions du Rocher, Paris).
T-dodo
 
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Postby jafrikayiti* » Wed Nov 30, 2005 3:57 pm

Voyez aussi:

http://rebellyon.info/article302.html

1er avril 1802 : Napoléon envoie des troupes militaires en Guadeloupe pour mater les vélléités autochtones...
Publié vendredi 1er avril 2005


Le 1er avril 1802, une expédition de 3 410 hommes, commandée par le général Richepance, appareillait de Brest. Elle comprenait des soldats aguerris et quelques-uns de ceux qui deviendront les meilleurs officiers de Napoléon. Après avoir imposé sa loi aux monarques d’Europe et colonisé l’Egypte, la France lançait sa plus grande expédition maritime pour briser la volonté d’indépendance des Antillais. L’épopée Delgres, c’est une page de la résistance du peuple guadeloupéen et un chapitre peu connu de l’histoire napoléonienne.

Connaître ce qui suivit...

Ròt Kozé a publié la pétition internationale de la Guadeloupe, Martinique, Haïti, Guyane, Réunion, concernant la ré-appropriation p
ar les peuples de ces pays de la vérité historique et culturelle de leur région.

Le 28 mai 1802, soit 8 ans après avoir été aboli par la Convention, l’esclavage est rétabli en Guadeloupe après de violents combat. En cette même année l’armée de Napoléon tente en vain de rétablir l’esclavage en Haïti. En Guyane l’abolition de 1794 est abrogée en 1802, tandis que la Martinique redevient colonie française après une occupation britannique, et donc une continuité du système imposé au peuple noir déporté d’Afrique par les puissances esclavagistes européennes aux Amériques.

En Guadeloupe, dirigés par le Commandant Joseph IGNACE (né à la Guadeloupe) et le Colonel Louis DELGRES (né à la Martinique), des militaires noirs aidés par la population guadeloupéenne, résistèrent héroïquement pendant près d’un mois à 4 000 militaires français envoyés par Napoléon Bonaparte pour rétablir l’esclavage en Guadeloupe. A leur tête, deux hommes, les généraux Richepance et Gobert
qui n’hésitèrent pas à éliminer près de 6 000 guadeloupéens (morts aux combats, pendus, fusillés et déportés), soit 6 % de la population guadeloupéenne de l’époque.

Aujourd’hui, 200 ans après, Napoléon Bonaparte, les généraux Gobert et Richepance, directement responsables de ce crime contre l’humanité, reposent en paix respectivement aux valides, au cimetière du Père Lachaise à Paris en France et au fort Delgrès en Guadeloupe. A l’inverse, nos aïeux, martyrs de la guerre antiesclavagiste de mai 1802 en Guadeloupe n’ont toujours pas de tombes ! II est aujourd’hui de notre devoir à nous, leurs arrières petites filles et petits-fils, de restituer l’honneur, la dignité et l’humanité de femmes et d’hommes qui se sont battus pour notre Liberté. II est de notre devoir de remettre « les choses à leur place ».

C’est pourquoi :

‑ Matouba et Baimbridge en Guadeloupe, lieux où périrent Delgrès, Ignace et leurs compagnons d’
armes, doivent enfin devenir des lieux sacrés. ‑ Les restes et symboles d’apologie du crime que furent les massacres de mai 1802 en Guadeloupe et le rétablissement de l’esclavage des Noirs aux Amériques doivent disparaître à tous jamais de nos territoires.

En effet, aucune communauté humaine ne peut vivre harmonieusement lorsqu’elle accepte de garder dans sa terre la dépouille ou les symboles à la gloire des criminels ayant organisé le massacre de ses aïeux.

Le 10 mai 2001, les parlementaires de la République française ont voté une loi reconnaissant la traite, la déportation et la mise en esclavage de nos aïeux comme crime contre l’humanité. Napoléon Bonaparte qui rétablit l’esclavage en Guadeloupe et en Guyane qui tenta de la rétablir en Haïti, est donc directement responsable de crime contre l’Humanité.

C’est pourquoi nous Guadeloupéens, Martiniquais Haïtiens, Guyanais, Réunionnais, ainsi que tous ceux et celles qui soutiennent notre démar
che, demandons au gouvernement de la République française et aux autorités des collectivités territoriales de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion d’éliminer toutes références napoléoniennes et d’apologie des crimes esclavagistes sur la terre de nos aïeux.

En particulier, nous exigeons :

Que le général Richepance, responsable de crime contre l’humanité en Guadeloupe, soit rapatrié en France

Que le “ Fort Napoléon ” situé aux Saintes en Guadeloupe soit débaptisé !

Que la statue de Joséphine, épouse impériale de Napoléon, au fronton de laquelle est représenté “ le sacre de l’empereur des français ”, soit enlevée de la place de la Savane de la capitale de la Martinique, détruite et remplacé par une statue du Noir rebelle en guerre contre l’esclavage.

Que celle du criminel Desnambuc, responsable du génocide amérindien en Martinique subisse le même sort.

Qu’une statue de Lou
is Delgrès soit érigée à Saint Pierre sa ville natale.

Que l’aéroport de Cayenne en Guyane qui porte le nom de Rochambeau, général de Napoléon vaincu par Dessalines en 1803 en Haïti soit débaptisé.

Que le drapeau esclavagiste bleu et blanc aux quatre serpents soit enlevé des bâtiments publics et ne soit plus utilisé comme symbole prétendument représentatif de la Martinique.

de Ròt Kozé n° 128
(Janvier/Février 2002)
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