L'alimentaire et l'investissement
L'appui de l'OIF, au terme du Sommet de Québec, sera spécifié aux travaux de reconstruction entrepris par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Michèle Duvivier Pierre-Louis. Il s'étendra aussi dans les domaines de l'éducation et de la culture et au niveau des centres de lecture et d'animation culturelle, CLAC.
Un communiqué du ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Alrich Nicolas, informe que des discussions ont aussi porté sur les possibilités que le gouvernement du Nouveau- Brunswick développe avec notre pays un programme de coopération à deux niveaux : la sécurité alimentaire et la promotion d'investissements canadiens dans le domaine de l'infrastructure.
«L'état de la langue française dans le monde, la problématique de la paix, la démocratie, les droits de l'homme et le développement durable », constituent entre autres les principaux thèmes qui ont marqué le 12e sommet de la feancophonie. Selon un communiqué diffusé par le ministre des Affaires étrangères, le chancelier Alrich Nicolas, d'autres points portant notamment, sur de nouvelles demandes d'adhésion ou de modification de statut, la présentation du secrétaire général de la Francophonie pour la période couvrant les années 2005-2008, ont été également abordés.
Le communiqué ministériel mentionne aussi que le thème de « la coopération multilatérale francophone, avec la présentation du travail réalisé par plusieurs opérateurs francophones et l'Association internationale des maires », a été développé. Le ministre haïtien des Affaires étrangères a précisé toutefois que « l'élément central de cette première journée a été la discussion du Projet de déclaration, dit Déclaration de Québec ». Elle devrait être prête à la fin du Sommet.
La délégation haïtienne, selon le communiqué, "est intervenue au cours des discussions pour exprimer les remerciements du gouvernement haïtien pour la solidarité dont a fait montre la communauté francophone envers notre pays à la suite des catastrophes naturelles qui l'ont frappé ". Le ministre Alrich Nicolas a précisé que « la délégation en a profité pour proposer un amendement du paragraphe 24 de la résolution sur les catastrophes naturelles « dans le sens d'une prise en compte de l'appui à donner à la politique de relance économique et de la reconstruction du pays».
Le ministre des Affaires étrangères haïtien informe que plusieurs réunions de travail « ont été aménagées ou réalisées avec des représentants du Canada et de la Francophonie ( le recteur de l'Université d'Alexandrie, en Egypte, où étudient plusieurs compatriotes) ».
Le communiqué ministériel ajoute que, s'agissant de la rencontre avec des membres du gouvernement du Nouveau-Brunswick, « les discussions ont porté sur les possibilités que ce gouvernement développe avec notre pays un programme de coopération à deux niveaux : la sécurité alimentaire et la promotion d'investissements canadiens dans le domaine de l'infrastructure». Le ministre a fait savoir que « la délégation en a profité pour soulever la question de l'établissement de systèmes de garantie comme une importante mesure d'accompagnement des efforts de promotion de ces investissements ».
Le 12e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Organisation internationale de la Francophonie doit produire « une Déclaration de Québec, qui dégagera les perspectives pour les prochaines années ». A la première session de la conférence ministérielle, les délégués des pays francophones ont débattu des progrès de la coopération de la Francophonie à travers le monde. Selon une source médiatique spéciale, « le secrétaire général de l'OIF, le Sénégalais Abdou Diouf, en a profité pour présenter le rapport administratif de l'Organisation durant la période 2006-2008 ».
Les chefs d'Etat des pays francophones en ont « profité pour réaffirmer leur conviction dans les valeurs qui ont conduit à la création de l'OIF ». Elle s'engage à faire la promotion de la démocratie, la reconnaissance de la diversité culturelle et le droit à la différence. Cette « différence » n'est pas spécifiée. L'organisation supporte la langue française « face à des tendances globalisatrices restrictives ». La mondialisation n'est pas loin !
A la première session précédant le Sommet qui s'est déroulé à huis clos, les journalistes n'avaient pas accès aux informations. Par souci de transparence, le chancelier haïtien a pourtant affirmé, à la sortie de la session, que le secrétaire général de l'OIF « avait une pensée spéciale pour Haïti sérieusement touchée par les récentes inondations meurtrières ».
Le président Préval, à la tête d'une délégation d'une vingtaine de personnes, a articulé son intervention autour de la question environnementale. « Le chef de l'Etat doit intervenir, avait affirmé le chef de la diplomatie haïtienne au début du Sommet, sur les conséquences des dernières catastrophes naturelles qui ont frappé Haïti. »
L'appui de l'OIF, à la fin du Sommet, peut se spécifier dans le cadre des travaux de reconstruction entrepris par le gouvernement dirigé par le premier ministre, Mme Michèle Duvivier Pierre-Louis. Il s'agira de renforcer « les programmes de coopération dans les domaines de l'Education et de la culture à travers l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et les centres de lecture et d'animation culturelle (Clac). Qu'en est-il de nos patrimoines historiques et des ressources immatérielles qui peuvent être considérés comme des biens universels ? On se pose aussi des questions au sujet de l'appui à l'équilibre écologique, sinon l'assistanat alimentaire dominera. L'homme vit aussi de tout « document » qui renforce sa mémoire et définit sa civilisation.
L'Organisation internationale de la Francophonie ( OIF) a définitivement adopté ce sigle le 23 novembre 2005. Trois chefs d'Etat africains, Léopold Sédard Senghor du Sénégal, Habib Bourguiba de Tunisie, Hamani Diori du Niger et le prince Norodom Sihanouk du Cambodge ont motivé 21 Etats et gouvernements à signer à Niamey, le 20 mars 1976, la Convention portant création de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT). Haïti est devenue membre de l'ACCT en août 1979. Le 23 novembre 2005, l'ACCT devient l'Organisation internationale de la Francophonie à Antananarivo. Elle s'appelait Agence de la Francophonie en 1995 et Agence internationale de la Francophonie en 1999.
Durant son passage au Québec, le Chef de la diplomatie haïtienne a donné plusieurs interviews, dont l'une à Radio France internationale. Economiste de formation et passionné de culture et de philosophie, le chancelier haïtien a fait ses premières armes diplomatiques en Allemagne comme ambassadeur. Le chef de la diplomatie haïtienne hérite d'une administration, semble-t-il, résistante au changement. Le ministre semble amorcer une nouvelle dynamique dans ce qu'il faudrait appeler « l'éthique de la discrétion diplomatique ».
Profitant de son passage à Montréal, en route pour le Québec, le président René Préval s'est réuni avec une « importante représentation de la diaspora haïtienne dans cette ville ». On distinguait dans la nombreuse assistance le chanteur Luck Merville et l'écrivain Dany Laferrière.
La délégation présidentielle au Sommet de la Francophonie était composée: du sénateur Yvon Buissereth, du député Astrel Dolmé, du président de la Chambre Canado Haïtienne Frantz Liautaud, du président de la Chambre Franco-Haïtienne Grégory Brandt, du recteur de l'Université Kiskeya Jacky Lumarque, et des conseillers Raymond Lafontant Jr, Gabriel Verret, Elisabeth Delatour, du ministre des Affaires étrangères, Alrich Nicolas, du ministre des Haïtiens vivant à l' Etranger, Charles Manigat, du directeur général du ministëre de la Planification et de la Coopération externe Yves Robert Jean.
Le président n'était pas en Haïti pour la célébration du 17 octobre. Le Premier ministre a fait le déplacement à Marchand Dessalines pour honorer le Père de la patrie. « Il y a des urgences, argumente un cadre supérieur du ministère des Affaires étrangères qui veut garder l'anonymat. Le président doit être à toutes les tribunes pour aider à reconstruire Haïti ».
Source: Le Nouvelliste
