Dessalines

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Dessalines

Post by admin » Tue Oct 17, 2006 8:15 am

L'année 2006 marque le 200ème anniversaire de la mort de Dessalines. Je profite de l'occasion pour soumettre à la méditation du groupe un poème que j'ai écrit voilà bientôt deux ans. C'était en octobre 2004. Prenez le temps de le lire. S'il peut servir à conscientiser plus d'un alors j'aurais fait oeuvre qui vaille.

Paul Maurice Francois

Dessalines

J eune, il connut les rigueurs de l'esclavage

E t le fouet sur son dos creusa de longs sillons

A lors il prit le maquis et il se fit marron

N e faisant que des vœux pour qu'éclatât l'orage

«
J e brandis mon épée et mon sabre vengeurs

A u nom du droit qu'ont tous les hommes Noirs et Jaunes

C omme pour conquérir à tout jamais un trône

Q ui leur assurera pour toujours le bonheur

U n pays sans le fouet d'un nouveau commandeur

E t le pouvoir de se choisir leurs dirigeants

S ans aucun souci pour le diktat d'aucun géant.
»


D uclos, pardonne-nous d'avoir hypothéqué

E t notre Indépendance et notre Liberté !

S ous le poids de nos fautes, tous nous succombons.

S ans Capitaine et sans Boussole nous errons

A u rythme des courants marins qui nous entraînent

L oin de l'Héritage ancestral, loin de nos plaines.

I mplorant avec ferveur le secours divin

N ous réclamons son pardon pour ton précieux sang

E t celui de nos compatriotes innocents

S ur Haiti répandu de nos propres mains.



F rère, nous avions profané ton contrat social,

O ui celui qu'aux Gonaїves d'un air martial

N ous avions juré levant les mains aux cieux

D e garder comme la prunelle de nos yeux

A l'unisson nous avions crié haut et fort

T out notre être jura à l'univers entier

E t l'écho de nos voix remplit les sentiers

U nion, paix, progrès, indépendance ou la mort

R etentissent dans toutes nos maisons, nos forts.



D e la servitude nous renversions l'autel

E t transformions nos chaînes en épées pour défendre



L 'homme noir dont l'homme blanc fit un criminel

A u nom du droit que la force et l'argent engendrent



N ous avions survécu au régime sanglant

A u désespoir de la Métropole, du colon.

T alleyrand, Brunet, Rochambeau, Napoléon

I mpuissants pour contenir le fleuve, le torrent

O gé, Boukman, Toussaint, Capoix et Dessalines

N ous forgèrent Haiti, au prix de leur sang.



H ommages à vous chefs qui exposiez vos poitrines

A ux baionnettes du cruel Rochambeau

I nsensibles à la potence, à l'échafaud

T enaces, ne reculant pas devant l'odieux crime

I nhumain dont Morpas fut l'illustre victime.

E nhardis par le désir de briser leurs fers

N os pères assouvirent leur haine à Vertières

N os aieux vengèrent trois siècles de souffrance

E t mirent fin à l'arrogance de la France.

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