Relations Haitiano-Dominicaines

Post Reply
User avatar
admin
Site Admin
Posts: 2153
Joined: Thu Nov 13, 2014 7:03 pm

Relations Haitiano-Dominicaines

Post by admin » Mon Sep 12, 2005 10:09 pm

BPM - Relations Haitiano-Dominicaines
(Source: Le Matin)

[quote]Relations haitiano-dominicaines

La crise la plus grave depuis le massacre de 1937

par Guy Alexandre

En dehors de toute vision alarmiste, il faut bien se rendre à l'évidence : les relations entre notre pays et son voisin sont aujourd'hui en crise. Après une période de quinze ans d'efforts avec des hauts et bas, pour une relative « normalisation », il s'agit même de la crise la plus grave, depuis la « Matanza », le massacre des Haitiens par les hordes militaires de Rafael Leonidas Trujillo en 1937.

Le sang haitien a en effet coulé, ces derniers temps, en terre dominicaine. Il a coulé, entre les 9 et 15 – 17 mai derniers, autour des évènements qui ont suivi l'affaire de l'assassinat, à
Hatillo Palma, de la commerçante dominicaine Maritza Nuñez et de l'agression contre son mari, attribuées à des Haitiens. Il a encore coulé autour de la fin juillet 2005, à Jaimon, après la découverte du cadavre du jeune dominicaine Jesus Caba, le meurtre étant là aussi attribué à des Haitiens. Il a encore coulé la semaine du 16 août passé à l'occasion de l'horrible agression au liquide inflammable contre nos trois jeunes compatriotes de Haina.

Et les dépouilles de ces trois victimes avaient à peine franchi la frontière le vendredi 26 août, que Belony Fleury, alias Berthony, était tué par balles par Jose Alcantara, ressortissant dominicain. A quoi il faut ajouter la découverte, le samedi 20 août, à Palo Blanco, près de Jarabacoa, du cadavre de Bolivar François, travailleur haitien de 29 ans, retrouvé pendu dans sa chambre, de nombreux indices donnant à penser qu'en la circonstance un meurtre avait été maquillé en suicide. Et également celle du cadavre d'un autre compatriote tué par bale
s, la nuit du 28 août, dans une rue de Guazumal, à Tamboril. Et notre liste n'est peut être pas complète.

« Il faut surtout ne pas fermer les yeux sur le fait qu'en République dominicaine on assiste depuis plusieurs mois à la réactivation d'un antihaitianisme militant, … »

Si les circonstances des trois derniers « cas » évoqués ne sont pas encore connues, il ne faut pas perdre de vue qu'à la mi-août la presse dominicaine elle-même donnait écho au chiffre de treize Haitiens qui auront été tué en République voisine, ces trois derniers mois. Il faut surtout ne pas fermer les yeux sur le fait qu'en République Dominicaine on assiste depuis plusieurs mois à la réactivation d'un antihaitianisme militant, qui occupe pleinement l'espace médiatique du matin jusqu'au soir, et qui, dans un discours à peine voilé, en appelle par moments au crime, au titre de la défense de la souveraineté et de l'identité dominicaines.

Les animateur
s d'ONG dominicaines solidaires attirent l'attention sur le fait que, par-delà les déclarations d'intention, les autorités dominicaines manifestent une présence de complaisance objective à l'égard desdits débordements nationalistes. Ce la, par au moins deux biais :

· L'impunité de fait à l'égard des faits de violence et autres crimes de la période, sur lesquels aucune enquête n'a été diligentée jusque-là ;

· Le maintien ou la promotion à des fonctions de haute responsabilité d'Etat de ténors et dirigeants connus du secteur ultranationaliste anti-Haitien.

Sous ce rapport, le cas le plus récent, et sans doute le plus significatif et le plus préoccupant du point de vue d'Haiti, est celui de la désignation, courant août, de la Marino Vinivio (« Vincho ») Castilo, aux fonctions de titulaire de la Direction Nationale du Contrôle des Drogues (DNCD), avec rang de ministre.

Vincho Castillo, ancien tujilliste, principal dirigeant de la Force nationale progressiste, petite o
rganisation membre de la coalition qui a ramené le docteur Leonel Fernandez au pouvoir en 2004, est un de plus virulents parmi les idéologues anti-Haitiens les plus « vociférants ». Certes, il avait deja occupé les mêmes fonctions dès les premiers moments du premier mandat du PLD en 1996. Mais, le fait que, sous la seconde administration de ce parti, ce soit en ce moment même qu'il revient en poste est en soi matière à réflexion. On se souvient de surcroît qu'un certain discours dominicain de ces dernières années fait de notre pays la porte d'entrée des produits stupéfiants en terre voisine.

Quoiqu'il en soit de la signification du retour en poste du chef de la FNP, le contexte interne d'ensemble de la République dominicaine autorise à penser qu'il est hautement probable que les semaines à venir verront se répéter sous des formes diverses, voire se multiplier, des situations de tensions entre Dominicains et Haitiens, et spécifiquement les cas d'agressions criminelles contre nos compatriotes en pays
voisin.

Une chose est paradoxalement aussi claire que tout ce qui précède : l'intérêt bien compris des deux pays, des deux peuples, des deux peuples, des deux sociétés et des deux Etats commande que soit promptement mis fin au dangereux processus ouvert par les évènements de Hatillo Palma, prolongé par ceux de Jaimon, « préparé » au demeurant par les initiatives parlementaires d'août et octobre 2004 : le vote à la va-vite de la nouvelle loi migratoire et la résolution sénatoriale concernant la « vérification » du statut légal des Haitiens vivant en République dominicaine.

La première condition à ce nécessaire coup d'arrêt, selon nous, est qu'aujourd'hui l'Etat et le gouvernement haitiens donnent à l'Etat et au gouvernement dominicains le signal clair qu'Haiti n'est pas disposée à laisser faire », à laisser s'accumuler les éléments de la dérive antihaitienne qui s'est déployée ces derniers mois. De ce point de vue, l'intervention radiophonique du Premier ministre a.i. en date du mercredi 24 a
oût, condamnant, en termes clairs, la « barbarie » de l'agression de Haina, y disant en termes également claires l'attente-exigence du gouvernement haitien qu'une enquête soit ouverte pour identifier coupables et responsable … cette intervention – la lecture de la presse dominicaine des jeudi 25 et vendredi 26 août le montre bien – aura été déterminante au moins des premiers gestes formels des autorités dominicaines dans le sens de l'ouverture d'une investigation, sans compter les réactions d'appui même intéressées de certains organes de la presse de Santo Domingo.

On soulignera ici que rien n'avait été fait après Hatillo Palma et Jaimon : l'Etat haitien, pour citer Sabine Manigat dans son éditorial du vendredi 12 au mercredi 16 août, avait fait le « dos rond », dans les deux occasions. Notre opinion est que, si l'on veut se donner l'assurance d'un suivi responsable à l'élémentaire exigence exprimée dans l'entrevue du Premier ministre a.i., il faut, sans excès de langage, en dehors de tout esprit de
confrontation, consciemment, instituer une véritable pression sur la partie dominicaine.

Entre autres, il convient d'engager, sans délai, les initiatives suivantes :

a) Convoquer « pour explications », l'ambassadeur de la République dominicaine en Haiti. Le rappel « pour consultations », la fin de semaine des 26 – 27 août, de notre chargé d'Affaires à Santo-D0mingo lançait un signa de préoccupation et / ou de mécontentement. La convocation de l'ambassadeur dominicain signifiera la volonté d'Haiti d'être à l'Initiative sur le dossier, sans pusillanimité;

b) Dépêcher en République dominicaine une mission d'Envoyés Spéciaux, identifiés comme tels pour la chancellerie et la présidence dominicaines, ayant ouvertement à charge d'observation enquêter sur l'ambiance actuelle en terre voisine au regard de la situation des Haitiens en République dominicaine avec Haiti et d'échanger « fermement » avec les autorités sur les conditions d'un retour à la normale;

c) Parallèlemen
t, ouvrir avec les instances internationales concernées (Organisations internationales pour les migrations, Cour interaméricaine des droits humains, Organisation internationale du travail, entre autres) pour dire nos préoccupations au regard de l'évolution de la situation de nos compatriotes en terre voisine et du tournant en cours dans les relations bilatérales ;

d) Pousser à constituer un espace de négociation délibérément « à chaud » sur les aspects les plus immédiatement politiques des questions migratoires, frontalières et sécuritaires, tout en aménageant et ouvrant le cadre pour les conversations structurelles type commission mixte.

e) Dans la gestion de cette crise, le gouvernement et l'Etat haitiens doivent se préoccuper d'envoyer les bons signaux à ceux des Dominicains – personnalités, groupes institutions – qui sont des partisans de la cause de l'amitié haitiano-dominicaine et travaillent là-bas à la défense des droits des Haitiens. Il est lamentablement significatif, par e
xemple que le suivi du dossier des funérailles des jeunes « brûlés » de Haina ait été pris en charge par des organisations dominicaines de droits humains, en liaison avec le Garr, et … si peu par des instances de l'Etat haitien.

Définitivement, la balle est aussi dans notre camp, l'enjeu fondamental es – on ne le perdra de vue à aucun moment – que soient constituées les conditions d'un rétablissement de la paix et de la sérénité entre nos deux peuples et sociétés. De ce point de vue, il convient sans doute de rappeler que le rôle des sociétés civiles de nos deux pays sera aussi décisif que l'intervention volontaire des Etats et gouvernements. Du reste, il faut positivement prendre acte du réveil en Haiti, sur le dossier, d'un certains nombres d'associations qui relaient l'admirable constance du Garr. De même, il faut saluer l'extraordinaire détermination dans la solidarité des ONG dominicaines comme le Service jésuite aux réfugiés, le Centre culturel dominicao-haitien, la Faculté latino-américaine
des sciences sociales, etc…

On aura par ailleurs, compris ici que je ne partage pas l'opinion de mon ami l'ambassadeur Jose Serulle entendue sur les ondes s'une station de Port-au-Prince, selon laquelle les affaires comme celles de Haina doivent être tenues pour « faits isolés » qui n'engagent pas la politique de l'Etat dominicain. S'il est vrai que, dans les circonstances évoquées, les agresseurs ne répondent ni à ordres, ni à directives issus d'une politique d'Etat, il reste que la répétition et la multiplication des attaques criminelles contre Haitiens en pays voisin sont en soi préoccupantes. Elles le sont d'autant plus qu'elles s'inscrivent dans un contexte, celui de la réactivation, dans l'opinion dominicaine, de cet antihaitianisme militant évoqué au début des présentes notes. Et les amis, tant haitiens que dominicains, de la cause de l'amitié entre les deux pays ne peuvent qu'attendre du gouvernement dominicain qu'il prenne à cet égard des positions claires, sans ambiguité aucune et qu'il fa
sse engager les mesures correspondantes. Dans l'intérêt bien compris de nos deux Etats, de nos deux peuples et sociétés./size]


Bureau de Presse et de Communication du Premier Ministre
Impasse Prosper no. 1
Musseau, Port-au-Prince, Haiti
011-509-228-6011,6013
Email: contact@primaturehaiti.org


"A l'impossible, nous sommes tenus."

[/quote]

Leonel JB

Post by Leonel JB » Thu Sep 22, 2005 3:53 am

Serge, sa w panse de pwoblEm ke Ayisyen ap sibi nan Dominikani ak lOt peyi?

Eske w panse oun gouvEnman serye kapab rezoud pwoblEm sa yo?

Tounen sou sa ou ekri yo, ou gen rezon.

There are people who think that illiterate people can not have Intellect!!! It is a shame, and ignorance from their part. What we learn at School is Someone else's way of thinking( if you know what I mean). People have different goals, philosophy (Vision or Wisdom, for the intellectually challenged beings) and behavior. Logic and Reason are not taught in School alone...

Now, going back to another question, how do you suggest the haitian gvt to deal with our situation in Dominican Rep and elsewhere?

And what about Leonel Fernandez, is he really anti Haitians?

leonel

User avatar
admin
Site Admin
Posts: 2153
Joined: Thu Nov 13, 2014 7:03 pm

Post by admin » Thu Sep 22, 2005 7:46 am

[quote]Yon lot bagay w k'ap fe Serge se jwen yon mezon imprini e desin, rakonte ti istwa sa yo pou ti moun piti ki nan jadin d'anfan. w k'ap fe anpil kob avek ti liv istwa sa yo e van yo a depatman edikasyon an haiti. An memm tan tou wap remonte moral e knosiyans civic pep la de pi le yo piti pou lè yo gwan pou move bagay sa yo pa reve nou anko.

Jak k'ap fe memm bagay la tou avek hero independans nou yo Dessaline, Petion, Toussaint. Rakonte bel ti listwa peyi nou avek bel mo e bel dessin an koule. Mete anpil piman bouk pou gonfle lestomak pitit nou yo demin. [/quote]
Michel, ki nesesite ou genyen pou w ekri tenten sa yo? Si ou twouve trètman Serge sou kesyon an se bagay timoun piti, si ou twouve prezantasyon Jafrikayiti sou Listwa peyi Dayiti sipèfisyèl, pou ki sa ou pa pote bon jan limyè ban nou sou bagay sa yo?

Apre tou, Michel, se pa resous ou manke. Nou santi State Department lan dèyè
ou. Nou santi Haiti Democracy Project dèyè ou. Alankont ti komèsan ayisyen kap viv nan Dominikani ki pa kapab dapre ou pale ak entelijans sou sitiyasyon yo viv chak jou a, paske yo manke "bon konesans an science politik, e relasyon publik", "bon konesans an science ekonomic", oumenm ou pase sou ban inivèsite Georgetown, ou pase sou ban inivèsite George Washington. Jan ou te di nou yon lè, ou gen zanmi nan gwo pozisyon nan sèk 'decision-making' yo. Vay ke vay, ou gen kapasite pouw ekri angle, franse, ak kreyòl (menm si nivo ou ekri yo a varye anpil, suivan ki lè li ye ou ki jou w ap ekri nan semenn lan). E nou tout konnen jan ou fò nan fè prediksyon. Kidonk, Michel, ak tout resous sa yo, pou ki sa ou pa pran tan pou w esplike nou dosye Ayisyen kap viv nan dominikani (men ki pa gen bon jan konesans nan syans politik, ekonomik, e relasyon piblik) pi byen ke Serge kapab rapòte l la?

Kanta Istwa Peyi Dayiti menm, ou te ban nou goute yon ti sèl deja sou fowòm sa ak orijin
Boukman lan (tout koze sa yo nan achiv yo wi, pou moun ki renmen repase leson yo). Kidonk, pou ki sa ou pa kontinye ban nou bèt toujou olye w pase efò Jaf yo nan rizib?

Ofèt, èske w ap pale an konesans de koz? Eske ou deja achte e koute "LAFIMEN: Listwa Pèp Ayisyen Depi Nan Ginen (pwodiksyon Jafrikayiti)" ?

Mwen gen plizyè disk sa yo ke Jaf te remèt mwen kòm kontribisyon pou Windows on Haiti. Dayè, mwen mete tout palab la sou fowòm lan deja, pou tout moun kab koute li gratis ti cheri. Men pou moun ki deja voye kontribisyon yo pou kore sit "Windows on Haiti" a e pou moun ki gen entansyon fè sa, men yo pa te kab fè sa jiskaprezan, si nou vle nou kapab ban mwen adrès postal nou, epi m ap voye premye CD LAFIMEN an pou nou. Mwen konnen Jaf ap travay sou dezyèm lan (li kapab di nou ki lè lap soti). Kòm oumenm, Michel, ou deja voye kontribisyon pa w pou Windows on Haiti, ou pa menm bezwen achte CD a, si ou pa genyen l deja. Jis voye adrès postal ou ban mwen, epi m ap ekspedye ou
CD a vit e prese.

Tout lòt kontribitè sit la kapab fè menm demand lan tou, jiskaske CD yo fini.

Kanta vèsyon "bel ti listwa peyi nou avek bel mo e bel dessin an koule" ak "anpil piman bouk" ladan l, se pa domèn Jafrik la sa men mwen pa kwè sa yon pi move lide pase sa., Michel. Konbyen lajan ou pare pou w envesti nan sa? Nou deja gen yon istwa tou pare pou nou foure nan seri sa: Istwa de Boukman Le Marabou.

Leonel JB

Post by Leonel JB » Thu Sep 22, 2005 1:30 pm

Michel, I wasn't going to answer to your previous one. But, why do you think that we should be upset? I think that you are wrong. We are not upset.

We know your styles of writing. Both Michel Nau are about the same. We have bigger fish to fry, my brother!

One thing I can say for sure. You do not show any Respect whatsoever. It is very deceiving. But, hey, what do I expect from someone who's rubbing body parts with Washington's Big Dogs...

Jan pa w ak solisyon w yo diferan, Banm van pou m al lagonav.

You should have at least said that you are sorry for being immature.

By the way, Serge, Jaf, Guy, Jean-Marie or everyone else except me are very intelligent and articulate people. I don't think they would want your blessing, but at least, show them some Respect.

I have learned so much from these people. And I think you did also?

Now, Revenons a nos moutons. Let's learn about the Haitian problems
in the Dominican Rep.

RESPECT!

leonel

Post Reply