VIOLENCES CONTRE LES HAITIENS EN RD

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Edwin Paraison
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VIOLENCES CONTRE LES HAITIENS EN RD

Post by Edwin Paraison » Mon May 04, 2009 7:01 pm

Le GARR condamne les violences contre les migrants/es haitiens en République Dominicaine
Note de presse, 4 mai 2009

La décapitation d'un jeune Haitien à Santo Domingo dans l'après-midi du samedi 2 mai 2009, en présence d'une foule en colère, est un nouvel acte très grave qui vient s'ajouter à la série de cas d'agression enregistrés depuis le début de l'année contre des migrants/es haitiens en République Dominicaine. Plusieurs de ces cas ont eu lieu en représailles, suite à des accusations portées contre des Haitiens qui seraient les auteurs de crimes à l'encontre de dominicains. Selon les informations obtenues, l'Haitien sauvagement assassiné ce samedi serait le frère d'une autre personne accusée du meurtre d'un dominicain qui lui aussi aurait été préalablement décapité.

Le GARR condamne ce double meurtre qui traduit une détérioration des relations entre Haitiens/nes et Dominicains/es dans certaines communautés et le laxisme des autorités dominicaines qui n'agissent pas suffisamment avec fermeté pour empêcher la répétition de tels actes.

Cette nouvelle tragédie est aussi le résultat du laisser-faire du gouvernement haitien qui n'accorde aucune attention à la communauté haitienne en République Dominicaine et celui du comportement du chef de la Mission diplomatique haitienne à Santo Domingo dont les interventions publiques se situent toujours à l'opposé des efforts des organisations de défense des droits humains qui réclament constamment protection et respect pour les migrants/es haitiens dans ce pays.

Une fois encore, le GARR invite le gouvernement haitien à revoir sa stratégie diplomatique par rapport à la République Dominicaine et à prendre des dispositions pour nommer dans ce pays de représentants capables de défendre valablement les intérêts d'Haiti et ceux des migrants. Dans cette perspective, il encourage le ministre des Affaires Etrangères à concrétiser sa promesse de doter les consulats d'unités de droits humains capables d'offrir des services à la communauté haitienne.

Le GARR insiste pour qu'une enquête sérieuse soit menée autour de ces nouveaux meurtres et de plusieurs autres survenus depuis le début de l'année 2009. Il réclame la fin de l'impunité pour les agresseurs afin que de tels faits ne se reproduisent plus. Pour édification de l'opinion publique, le GARR publie une liste non exhaustive de faits graves survenus entre janvier et avril 2009 à l'encontre des immigrants haitiens en République Dominicaine.

Janvier 2009

2 janvier 2009 : Dans la Communauté « La Cumbre », Esperanza(tout près de Santiago), des inconnus tuent d'une balle à la tête, Luc Georges, un Haitien âgé de 36 ans(Source almomento.net);

14 janvier 2009 : Un jeune Haitien de 20 ans, Schilchild Pierre, est décédé à l'hôpital de Santiago suite à des blessures par balles reçues de la part du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière(CESFRONT), au moment où il tentait d'entrer clandestinement en territoire dominicain (Source almomento.net) ;

19 janvier 2009 : Un Haitien de 30 à 35 d'âge est tué par un garde privé de plusieurs balles à la Vega. La victime est accusée d'avoir tenté de pénétrer dans un poulailler (Source : El Nacional) ;

21 janvier 2009 : Des inconnus tuent par balles Candido Felix, un Haitien de 42 ans et un agent de la police dominicaine à Tamarindo (Est Santo Domingo) lors d'une prétendue attaque contre un colmado(magasin de provisions alimentaires) (Sources : Hoy) ;

31 janvier 2009 : Solidarité Frontalière, une organisation du Service Jésuite aux Réfugiés et aux Migrants (SJRM) lance un cri d'alerte après avoir accueilli à la frontière un Haitien grièvement blessé qui affirme avoir échappé à une tuerie dans la zone de Santiago de Rodriguez, dans laquelle aurait péri trois des personnes qui l'accompagnaient. Selon le survivant, les Haitiens ont été assassinés à coups de machette au moment où ils tentaient d'entrer clandestinement en République Dominicaine. Ils répondraient aux prénoms suivants : Elie, Monarque et Arniquez. Le blessé a été transporté dans un hôpital au Cap-Haitien, mais Solidarité Frontalière n'a pas pu vérifier l'endroit où seraient enterrés les trois cadavres (Source : Service de Communication Solidarité Frontalière) ;


Février 2009

4 février 2009 : Plus de 3,000 ressortissants haitiens en République Dominicaine ont dû abandonner leurs zones de résidence sous la menace de leurs voisins dominicains qui les accusent d'être les auteurs d'actes délictueux dans la zone. Cela s'est passé dans le Secteur Sud de la province de Santiago (Source 7 dias) ;

12 février 2009 : Jean Pool D., journaliste haitien exilé en République Dominicaine, affirme avoir été battu par des Dominicains pour avoir déclaré dans une émission de radio que le Meringue a vu le jour en Haiti. Le journaliste indique qu'il avait été intercepté par plusieurs Dominicains immédiatement après avoir laissé la radio. Ces derniers lui ont reproché de dénigrer la culture dominicaine, lui a craché au visage avant de le passer à tabac. « Je connais mes agresseurs et je suis prêt à les dénoncer par devant les instances compétentes », a-t-il fait savoir.

13 février 2009 : Franklin Espani, un Haitien âgé de 19 ans est abattu de deux balles par une patrouille de la police dominicaine. La victime est accusée de vols répétés et de détention illégale d'armes à feu et d'avoir échangé des tirs avec la Police (Source : El Nacional) ;

17 février 2009 : Deux Haitiens sont sauvagement battus à coup de crosses de fusils part un soldat du Corps Spécialisé de la Frontière(CESFRONT). L'un d'eux a dû être hospitalisé à Elio Fiallo (Perdenales). (Source : El nuevo Diario) ;

23 février 2009 : Le cadavre d'un Haitien, Dulca Pierre, 52 ans a été retrouvé à Piedra Blanca, non loin de Dajabon par la Police dominicaine. Ce dernier serait un trafiquant de personnes. Selon les déclarations de l'institution policière, il aurait laissé Haiti pour échapper aux menaces de plusieurs personnes qu'il aurait escroquées. (Source : El Nuevo Diario) ;

25 Février 2009 : Freddy Batista, un Haitien de 43 ans, est blessé par balles par le capitaine de la Police Nationale Dominicaine, Hector Bienvenido Urbáez. Selon une note de la police dominicaine, le policier a tiré en légitime défense. (Source : Listin Diario) ;

25 février 2009 : Plus d'une centaine d'Haitiens/nes ont fui Higuey, une zone touristique à l'est de la République Dominicaine pour éviter d'être agressés par des habitants de La Ceiba et de El Salado qui voulaient se venger suite à l'agression dont aurait été victime un chauffeur dominicain par des Haitiens (Source : El Nacional) ;


Mars 2009

5 mars 2009 : Le cadavre écartelé d'un jeune Haitien de 24 ans, Jackie Emmanuel, a été retrouvé dans un terrain vide à Higuey. Selon des sources proches de la police dominicaine, l'haitien aurait été assassiné par ses compatriotes (Source : El Nacional);

9 mars 2009 : Milot Lapointe, professeur à l'Université Autonome de Santo Domingo(UASD) et commerçant a été assassiné sur la route de Santiago par des inconnus qui ont stoppé sa voiture et l'ont criblé de balles (Sources : El Nacional).

26 mars 2009 : Gertrudis Montero, une Haitienne de 38 ans a été tuée par balles pendant qu'elle voyageait à bord d'une motocyclette avec son fils et son époux près de la commune de Santa Rosa, à Bani.(Source : Almomento) ;
27 mars 2009 : Un pasteur haitien, Denis Fellicier, a été tué à coups de couteau par un jeune dominicain de 18, Gonzalez Perez, aux abords de l'Eglise de Villa Mella, banlieue de Santo Domingo (Source : El Nacional);


Avril 2009

1er Avril 2009 : Une mère haitienne et son fils ont été retrouvés étranglés à l'intérieur de leur résidence à l'est de Santo Domingo. Les victimes répondaient aux noms de Cristina Désir, 46 ans et Christian Désir, 12 ans (Source : El Nacional) ;

3 avril 2009: Le cadavre d'un haitien préalablement étranglé à l'aide d'une corde par des inconnus a été retrouvé dans les eaux de la station balnéaire Cano Copey à Montecristi. Un médecin légiste qui a examiné le corps a certifié que la personne est morte par asphyxie, suite à la strangulation.

7 avril 2009 : des agents de la migration dominicaine ont brutalisé une quarantaine de ressortissants-es haitiens à bord même du bus qui les transportait vers la frontière (Source : Réseau Frontalier Jeannot Succès).
14 avril 2009 : Un Haitien de 20 ans, a été lapidé sur le chemin menant à une ferme dans la commune de Neiba (Zone Barahona, Sud de la République Dominicaine). Selon les autorités, l'Haitien a été tué par des gens qui l'ont surpris en train de voler dans une ferme agricole de Malvinas(Neiba).

15 avril 2009 : Trois haitiens et un dominicain ont été blessés par balles et à l'arme blanche et une maison incendiée au cours d'une querelle qui a éclaté entre les deux groupes. Les blessés ont été transportés d'urgence à l'hôpital (Source : www.almomento.net).

25 avril 2009 : L'Haitien Romane Noel, a été tué d'une balle à la tête par Pablo Jaquez, un sergent de la police touristique dominicaine, dans la zone de Cabaret. Le policier arrêté justifie son acte par le fait que l'Haitien l'aurait passé en dérision.

Haiti-République Dominicaine
Un haitien décapité en pleine rue à Santo Domingo sous les applaudissements d'un public chauffé à blanc

Le Ministre haitien des Affaires Etrangères, Alrich Nicolas, condamne « cet acte de barbarie prémédité » et appelle les autorités dominicaines à assumer leurs responsabilités

dimanche 3 mai 2009,

Radio Kiskeya
Un ressortissant haitien dont l'identité n'a pas encore été établie, a été décapité samedi dernier dans le quartier de Herrera, à Buenos Aires (Santo Domingo) en présence d´une foule réunie spécialement pour assister à l'acte macabre, rapporte le quotidien dominicain Listin Diario.

Accusé d´avoir, la veille, décapité le citoyen dominicain Leon Lara dans le quartier de Bayona, le ressortissant haitien, identifié à tort comme l'auteur de l'acte, selon des témoins, a été horriblement torturé avant d'être exécuté au moyen d'une hache. La tête de la victime a été projetée à plusieurs mètres de son corps, sous les applaudissements du public constitué, entre autres, d'adolescents dont certains ont filmé l'horreur au moyen de leurs cellulaires.
Aucune arrestation n´a été effectuée sur le champ, rapporte le journal.
Réagissant dimanche soir à cet acte horrible dans une conversation téléphonique avec Radio Kiskeya, le chancelier haitien, Alrich Nicolas, a vigoureusement condamné cet « acte de barbarie prémédité », en référence au fait qu'un public avait été convoqué pour assister à l'exécution. Il a en cens déploré l'absence d'autorités policières pour empêcher la perpétration de l'acte qui s'est pourtant étalée sur une certaine durée.

Le ministre haitien des affaires étrangères a tout aussi bien condamné l'acte imputé à un citoyen haitien relatif à la décapitation vendredi soir d'un citoyen dominicain.

Estimant que de tels incidents peuvent affecter les bonnes relations entre les deux pays, M. Nicolas a demandé aux autorités dominicaines d'assumer leurs responsabilités face à ces actes et à leurs auteurs, quels qu'ils soient.
En ce sens, une note officielle sera transmise dès lundi au gouvernement dominicain par le Ministère haitien des Affaires Etrangères, informe M. Nicolas.
Parallèlement, une note de protestation a déjà été transmise aux autorités dominicaines par l'Ambassade d'Haiti à Santo Domingo. [jmd/Radio Kiskeya]


Nouvelles du 3 mai 2009
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Un ressortissant haitien décapité en pleine rue à Herrera en République dominicaine, sous des rires et applaudissements
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Santo-Domingo, 3 mai 2009- (AHP)- Un ressortisant haitien a éte décapité d'un seul coup de hâche samedi en pleine rue par un groupe d'hommes violents à Santo-Domingo. Le jeune haitien dont l'identité n'a pas été communiquée est accusé d'avoir tué 2 jours auparavant un citoyen dominicain repondant au nom de Pascual de León Lara, (45 ans)

Le drame s'est produit dans une atmosphère festive en présence d'une foule nombreuse venue des quartiers de Buenos Aires de Herrera, qui s'est réunie au coin des rues 3 et 12 pour assister à la scène macabre, et la victime a été injuriée, brutalise et torturée pendant un bon bout de temps, sans que la police dominicaine ait pu intervenir.

"La scène de décapitation s'est déroulée sous les applaudissements de la foule composée d'adultes et d'adolescents qui ont filmé à l'aide de leurs cellaires, la tête qui a roulé sur plusieurs mètres avoir avoir éte detachée du corps", ont indiqué ds temoins.

Dans son édition du 3 mai, le quotidien dominicain Listin Diario écrit que cette scène rapelle étrangement l'ère de la terreur de la rance revolutionaire du XVIII siecle.

La décapitation du jeune haitien rappelle aussi la vidéo " El machetazo" montrant "un donminicain en train de de couper les deux bras à un haitien". Mais les autorités dominicaines avaient dénoncé un montage, expliquant que ce genre de pratique n'est pas propre à la République dominicaine.

Toutefois, les cas d'intolérance se multiplient en Républicaine contre les travailleurs haitiens. Et selon le president de la junte centrle de Vecinos, Basilio Benítez, le nombre sans cesse croissant des imigrants illégáux haitiens impliqué dans toutes sortes de travaux, principalement la construction et le commerce des rues, pose un sérieux problème social dans le quartier de Buenos Aires de Herrera.

Un autre membre du conseil, Ramón Boitel a fait savoir que sa communauté ne sait quoi faire avec " cette grande population d'haitiens, non seulement de travaileurs, mais aussi de femmes et d'enfants qui trainent dans les rues, n'ayant aucune place où vivre.

PRESSE DOMINICAINE
LA POLICE DOMINICAINE DEMANDE AU FRERE DU CHARPENTIER DOMINICAIN TUE, DE SE RENDRE AUX AUTORITES, POUR INTERROGATION A PROPOS DE LA DECAPITATION DU RESSORTISSANT HAITIEN AU QUARTIER DE BUENOS AIRES
http://www.listindiario.com.do/app/arti ... x?id=99988
LE COMMANDANT DE POLICE DU SECTOR DE BUENOS AIRES INFORME QUE LES AUTORITES ONT COMMENCE UNE ENQUETE A PROPOS DES FAITS SANGLANTS QUI ONT ÉTÉ PERPETRES DANS LA ZONE CONTRE UN HAITIEN ET UN DOMINICAIN

EDITORIAL DU JOURNAL EL NACIONAL


4 Mayo 2009, 11:12 AM
¿Ley del Talión?
El caso del haitiano llevado por vecinos del barrio Buenos Aires, de Herrera, ante el féretro de un comerciante al que habría asesinado horas antes, golpeado y decapitado en medio del velorio, refleja el nivel de violencia e incivilidad que afecta a amplios núcleos de la población, donde con frecuencia se aplica la Ley del Talión.

Vecinos de esa barriada ubicaron y apresaron al supuesto matador del comerciante Pascual León Lara, a quien condujeron hasta el lugar del velatorio y, en medio de la algarabía de la concurrencia le propinaron una golpiza y luego procedieron a decapitarlo con un hacha.

Es ese un acto de barbarie, incompatible con la conducta humana y el ideal de justicia, por lo que los victimarios y sus cómplices han de ser apresados y sometidos a los tribunales para que cumplan condena por tan execrable hecho.

Se entiende que las comunidades se embarguen de indignación ante el auge de la criminalidad y porque no pocas veces los delincuentes duran menos en prisión que cucaracha en gallinero, pero eso no constituye aval para que se erijan tribunales sumarios o para que cada quien aplique justicia por propias manos.

Con esa acción de salvajismo, de conducir a un presunto victimario hasta el cadáver de su víctima y decapitarlo, tras propinarle una golpiza en pleno velorio y ante la complacencia de los asistentes, constituye una señal ominosa que las más altas instancias del Ministerio Público y la justicia deben asumir con legítima preocupación.

El auge de la delincuencia se pretende combatir en barrios y municipios con brebaje del mismo terror y criminalidad que imponen quienes perpetran asesinatos, robos, atracos, violaciones y otras acciones vandálicas, acciones que las autoridades deben perseguir y castigar, con el mismo abordaje que se debe dispensar a todos los crímenes y delitos.

La tétrica historia del decapitado en medio de un velorio puede tener una lectura aún más preocupante, la de que el vacío, que en términos de persecución y castigo del crimen, suelen dejar fiscales y jueces, lo ocupa ahora un tipo de primitivismo social que pretende aplicar la máxima aquella de “ojo por ojo, diente por diente”.

La sociedad en su conjunto está compelida a desalentar, rechazar y condenar acciones tan crueles y vandálicas como la decapitación con el beneplácito de vecinos de un presunto homicida. Ninguna comunidad tiene derecho ni autoridad para ejercer justicia por propias manos ni mucho menos pretender aplicar la Ley del Talión.




HORREUR A SANTO DOMINGO

Dans une scene qui rappelle le video "El machetazo", un ressortissant haitien, accuse d´avoir assassine un citoyen dominicain, a ete decapite ce week end (samedi), a 6:45 pm a l´aide d´une hache, en presence d´une foule qui s´etait reunie depuis 2:45, au coin des rues 3 et 12 du quartier populaire de Buenos Aires a Santo Domingo, pour assister a cet acte macabre "qui nous fait remonter a l´ere de la terreur, de la france revolutionnaire au XVIII siecle" selon le LD. Torture avec haine avant l´execution, la tete coupee, a roule a plusieurs metres du corps, sous les applaudissements du public forme entre autres d´adolescents qui filmaient a partir de leurs cellulaires ces images horrifiantes. Aucune arrestation n´a ete effectuee jusqu´a present precise le journal.

Decapitan en plena calle a un haitiano en barrio de Herrera


Ramón Urbáez - 5/3/2009
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HASTA ANOCHE NINGUNA AUTORIDAD HABÍA APRESADO O INVESTIGADO A ALGUIEN POR LA EJECUCIÓN

Desde la derecha, Josué Aragonés, Manuel Feliz, el teniente (r) Jairo Quiroz y Ventura de la Cruz, vecinos de Buenos Aires, lamentaron el hecho de sangre.
Santo Domingo Oeste.- Eran las 2:45 de la tarde y la gente del barrio de Buenos Aires, de Herrera, se había arremolinado en la esquina de las calles 3 y 12, donde un grupo de hombres se disponía a ejecutar a un haitiano.

La escena recordaba la llamada “Era del Terror” de la Francia Revolucionaria del siglo XVIII. Un hombre joven y fornido, que hacía de verdugo, levantó un hacha y cercenó de un sólo golpe la cabeza del haitiano, en medio de la algarabía de los presentes que reían y aplaudían.

Aquello, que encrispaba el alma más insensible, parecía la ejecución de María Antonieta, pero en cambio no era más que la venganza contra el ejecutado. Los vecinos acusaban al haitiano de haber dado muerte la tade anterior a Pascual de León Lara, de 45 años, maestro de construcción y oriundo del barrio.

El cuerpo del haitiano quedó tirado boca arriba, con los brazos abiertos en forma de cruz en medio de la intersección, y su cabeza rodó varios metros por un declive de la entrincada calle 3, mientras dos casas más abajo familiares de León Lara velaban el cadáver de éste.


Crimen en Bayona

Según el relato de vecinos y familiares de Leon Lara, éste fue decapitado a las 6:00 del viernes por el joven haitiano que era empleado suyo, y también hirió a machetazos a otro hombre que acompañaba a la víctima. Este hecho ocurrió en Bayona, donde León Lara tenía unos solares yermos y el haitiano los cuidaba. María León, una hermana de Pascual, dijo a LISTÍN DIARIO que la familia no sabe exactamente lo que ocurrió, ni los motivos que tuvo el haitiano para matar a su pariente.

Ventura de la Cruz, un vecino, explicó que Lara fue a ver los solares y que allí le dio dinero al haitiano, cuyo nombre desconocen, para que comprara comida, y que repentinamente el extranjero lo atacó a machetazos y le cercenó la cabeza, dejando también herido a un primo que lo acompañaba.

Luego del hecho, amigos y familiares de Lara salieron a buscar al haitiano, porque, afi rmaron, la Policía ni preguntó como se llamaba el victimario. Lo encontraron al día siguiente a varios kilómetros de Bayona, en un barrio de haitianos, cerca de la cañada de Guajimía.

En vez de entregarlo a la Policía, la turba decidió llevarlo hasta el centro del barrio de Buenos Aires, y frente a la casa donde estaban velando el cadáver de su alegada víctima lo ejecutaron cercenándole la cabeza con un hacha, luego de golpearlo con odio y saña. Algunos testigos afi rman que no se trataba del mismo haitiano que cometió el crimen.

Las escenas fueron fi lmadas con celulares por decenas de jovencitos que luego las veían o las enseñaban a quienes no estaban presentes y recreaban los momentos de la ejecución.

El decapitado permeneció unas dos horas en medio del pavimento, hasta que a eso de las 4:30 de la tarde fue trasladado a Patología Forense, pero todavía anoche nadie lo había identifi cado. El séquito fúnebre con el cuerpo de Lara pasó por allí mismo, media hora antes, casi rozando el cuerpo sin cabeza del haitiano, que seguía tirado empapado de la sangre que corría calle abajo.

Altagracia Pérez, con semblante muy triste, mientras echaba agua y limpiaba con una escoba la sangre del frente de su casa, dijo que esa desgracia no hubiera sucedido si las autoridades judiciales y la Policía hubieran actuado y arrestado al haitiano. “Ni siquiera han venido a preguntar por la muerte del pobre Pascual, ni por la ejecución de su victimario”, se quejó. “Lo peor fue que tantos niños tuvieran que ver tan repugnante escena”, añadió.

Los vecinos dijeron que durante muchos años el centro de Buenos Aires fue un barrio azotado por la violencia y que en la misma esquina han matado a más de 20 personas.

“Luego del trabajo del general Burgos, esto se había pacifi cado con el desarme de las pandillas”, dijo el bodeguero Manuel Feliz.


(+) SE MULTIPLICAN LOS CANTONES DE HAITIANOS

La creciente población de inmigrantes haitianos ilegales, que se dedican a toda clase de labores, principalmente a la construcción y a vender baratijas en las calles, se ha convertido en un serio problema social en el sector Buenos Aires de Herrera, denunció el presidente de la Junta Central de Vecinos, Basilio Benítez.

Ramón Boitel, miembro de la entidad, dijo que la comunidad no se opone a que los haitianos trabajen y vivan pacíficamente en el lugar, pero calificó de indignante la indiferencia y la falta de controles de las autoridades de Migración.

“No sabemos qué hacer, porque ya es difícil manejar y convivir con esta gran población de haitianos, no sólo de trabajadores, sino de mujeres y niños, que no tienen a donde ir, ni tienen dónde vivir”, protestó Boitel

http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=99867

VERSION DU JOURNAL EL NACIONAL


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