Assassinat, après enlèvement, de l’acteur et publiciste François Latour

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Frantz
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Assassinat, après enlèvement, de l'acteur et publiciste François Latour

Post by Frantz » Wed May 23, 2007 9:26 am

Haiti : Assassinat, après enlèvement, de l'acteur et publiciste François Latour
Inquiétudes quant à un regain de violence armée dans le pays
mercredi 23 mai 2007


P-au-P, 23 mai 07 [AlterPresse] --- L'acteur et publiciste haitien, François Latour, âgé de plus de 60 ans, a été assassiné dans la nuit du 22 au 23 mai 2007 dans la capitale, suite à son enlèvement par des inconnus à Delmas (nord-est de Port-au-Prince), informe la presse nationale.

Les ravisseurs, qui avaient exigé une forte somme d'argent pour sa libération, l'avaient blessé par balle au moment de son enlèvement, suivant les mêmes sources.

Le corps sans vie de François Latour, qui a été identifié par des proches, est resté, sous la pluie, pendant toute la nuit dans une zone « peu fréquentée ces derniers mois » (en raison de sa proximité avec la grande agglomération de Cité Soleil) au nord de la capitale

Cet assassinat provoque un choc terrible dans le milieu, notamment dans le monde la radio et de la scène, où le défunt a prêté ses services pendant des dizaines d'années.

Ces dernières années, François Latour s'est signalé par son talent dans la création publicitaire. Ses jeux de mots, dans les messages publicitaires, ont été fort appréciés par la population.

Les auditrices et auditeurs se rappellent combien sa créativité a été mise en exergue, en face d'un autre homme de radio à la fin des années 1980, en relation avec des annonces d'entreprises rivales vendant des pneus de véhicules.

Il a notamment joué dans les films « L'homme sur les quais » du cinéaste haitien Raoul Peck, « M ap pale nèt » du cinéaste haitien Raphael Stines.

Le public haitien se souvient surtout de sa prestation exemplaire dans le rôle de Polidor, aux côtés de Roland Dorfeuille (dit Pyram) dans la pièce à succès « Pèlen Tèt » de l'écrivain Franck Etiennne durant les années 1970, sous la dictature de Jean-Claude Duvalier.

François Latour a interprété d'autres rôles dans d'autres pièces de théâtre, comme « Bouki nan paradi », « Twou Foban ».

A Port-au-Prince, la disparition brutale de l'acteur, diseur, publiciste, homme de radio, François Latour, suscite chez les habitants beaucoup d'émoi mêlé de consternation.

Au moins deux policiers nationaux ont été abattus par des inconnus armés le week-end écoulé dans la zone métropolitaine de la capitale.

Dans la nuit du mercredi 16 mai 2007, Alix Joseph, responsable de programmation à Radio Télé Provinciale aux Gonaives, à 171 kilomètres au nord de Port-au-Prince, a été criblé de 11 balles par des bandits armés.

D'aucuns se demandent jusqu'à quand le climat sécuritaire sera rétabli totalement après l'accalmie apparente de ces derniers mois, d'autant qu'aucun procès n'a encore eu lieu contre les chefs de gangs arrêtés depuis le début de l'année 2007.

Est-ce que des mains invisibles téléguideraient à nouveau des actes de terreur afin de revenir à une ambiance de peur généralisée, comme en décembre 2006 ?

Des interrogations fusent également sur la politique de sécurité publique, qualifiée de « fragile » malgré une baisse relative de tension avec l'arrestation de plusieurs chefs de gangs en divers points du territoire national.

Ces questions s'adressent principalement aux structures judiciaires, principalement aux forces publiques nationales et internationales, la Police nationale d'Haiti (Pnh) et la Mission des Nations Unies de Stabilisation en Haiti (Minustah), qui devront alors donner la mesure des dispositions prises pour combattre le crime organisé et l'impunité. [rc apr 23/05/2007 7 :00]

Tidodo
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Post by Tidodo » Wed May 30, 2007 7:56 am

I am late commenting on this latest SUICIDE, but not too late. I don't know whether there is such a thing as a psychologist or psychiatrist for countries. But, if Haiti was a person, it would be reasonable to send it to a Psychiatrist and put on a "suicide watch." What else can one think, besides the old and overused self-serving clichés/excuses of inadequate governance, political infighting, inadequacy of education, when a country seems to take pleasure in destroying what it has as its best? In the early 80s, I saw Pèlen Tèt and Hadriyen 7 at the Rex Theatre in P-au-P. François Latour, among all his other talents, was one, if not, the best theater actor Haiti had at the time. To be assassinated, for reasons I don't know, is mind-bogling! What hope does Haiti have?

jafrikayiti
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EXECUTION PLANIFIEE OU KIDNAPPING ?

Post by jafrikayiti » Wed May 30, 2007 10:56 am

EXECUTION PLANIFIEE OU KIDNAPPING ?
Aucune explication à l´assassinat de François Latour !
http://www.haitiforever.com/annpale2.html


PORT-AU-PRINCE, 27 Mai – La peur est revenue. Les coups d´œil furtifs en arrière. Les rues vidées avant l´heure. Le dos voûté. La méfiance. Au point que les autorités et la mission internationale (Minustah) trouvent nécessaire de chercher à rassurer.

Mais on dirait que les gens inconsciemment essaient aussi d´exorciser la menace. C´est ainsi que toutes sortes de théories foisonnent sur la brutale disparition de François Latour. Tout sauf le retour de l´insécurité aveugle.

Le grand comédien et humoriste a été enlevé dans la soirée du mardi 22 mai pour être exécuté peu après (ce qui est déjà assez surprenant) par ses kidnappeurs.

Ces derniers mois, Latour animait une chronique sur Caraibes FM. La station a été appelée par les kidnappeurs sur le téléphone cellulaire de leur otage, un Haitel. Rançon exigée : 100 mille dollars américains.

Pendant que les responsables de Caraibes essaient de temporiser, la police nationale est avertie ainsi que l´épouse de François Latour.

Remarquons que cette dernière n´a pas été impliquée directement dans les négociations. Choix des kidnappeurs ou volonté du kidnappé de protéger son épouse ? Selon un reportage du quotidien Le Nouvelliste, celle-ci a déclaré avoir passé la nuit à attendre un signal de ceux qui détiennent son mari afin de contacter les parents, enfants ainsi que les frères et sœurs, dont certains vivant à l´étranger pourraient aider à sortir de ce mauvais pas.

Quant à la police, elle a accompagné le long des événements, conseillant nos confrères de Caraibes qui essayaient de maintenir le contact avec les kidnappeurs (toujours sur le cellulaire de François Latour), mais vers 11 heures du soir, la cellule anti-kidnapping a terminé sa journée de travail et curieusement il n´y a pas de relève pour le reste de la nuit.



Beaucoup pensent qu´il ne s´agit pas d´un kidnapping...

Ce n´est donc que le lendemain à l´aube, mercredi 23 mai, que la nouvelle éclate : les passants découvrent un cadavre tout nu du côté de la route de Bâtimat. C´était François Latour.

Selon les confrères de Caraibes, dès le premier appel des kidnappeurs, ils ont appris que Latour avait reçu une balle au ventre.


Le corps semble avoir été abandonné sous la pluie qui faisait rage en début de soirée, donc François Latour serait mort pas longtemps après qu´il eut été emmené alors qu´il regagnait sa demeure à Delmas 31. L´enlèvement aurait eu lieu entre 6h 30 et 7 heures pm.

Cependant beaucoup pensent qu´il ne s´agit pas d´un enlèvement. Mais personne n´a une explication précise.

Les théories abondent, mais toujours perce un aspect subjectif de la part du commentateur lui-même. Comme si les gens se refusent à retomber dans la même horreur vécue ces dernières années où l´on pouvait enregistrer plus d´une dizaine de kidnappings par jour.

Le fait surtout que l´otage ait trouvé la mort dans les heures qui ont suivi son enlèvement laisse croire à beaucoup qu´il pourrait s´agir d´une exécution planifiée.

C´est un homme de micro, et qui ne ménage pas habituellement ses critiques. C´est un humoriste de grand talent. Ses jeux de mots sont fameux et font souvent mouche.



Multiples interprétations...

Mais on apprend aussi que François Latour s´occupait de questions immobilières. D´ailleurs sa chronique sur Caraibes FM s´appelait « On achète, on vend. »

Or les droits de propriété immobilière rarement en Haiti ne sont pas conflictuels.

Jusqu´au fait que son cadavre ait été retrouvé, paraît-il, totalement nu qui soit sujet à de multiples interprétations. Maléfice ?

Comme si de la part du public, il y aurait inconsciemment un effort pour singulariser le meurtre, quitte à culpabiliser la victime, repousser l´éventualité que la même insécurité démentielle qui a été notre lot pendant ces dernières années pourrait s´établir et se généraliser à nouveau.

Mais toutes ces considérations ne dépassent pas le niveau de la simple supposition. Aucune évidence ne vient à l´appui.

Autre chose : l´inhumation a eu lieu samedi matin, trois jours plus tard. Ainsi en a décidé la famille du défunt. Et dans la plus stricte intimité.



Personne en Haiti ne croit plus à la justice...

Or y a-t-il eu une autopsie pour déterminer la vraie cause de la mort (est-ce la balle reçue au ventre, le blessé aurait-il perdu tout son sang ?), on ne sait pas non plus à quand exactement remonte le décès ?

Et si la famille a décidé d´organiser immédiatement les funérailles, c´est parce que l´on ne croit pas au sérieux d´aucune investigation. Les meurtriers dans aucun cas de cette envergure n´ont été retrouvés depuis de très nombreuses années.

En un mot, personne en Haiti ne croit plus à la justice. Alors pourquoi se prêter à cette mascarade, comme François Latour aurait été le premier à dire.

Mais il n´en reste pas moins que ce cas semble soulever encore plus d´interrogations que la plupart des autres.

Pour commencer, tout s´est déroulé si vite et sans qu´on sache grand chose sinon les quelques déclarations tenues par nos confrères de Caraibes FM, eux-mêmes contactés par les kidnappeurs sur le téléphone de la victime pour exiger une rançon de 100 mille dollars américains. Les négociations ne seraient pas allées bien loin, puisque François Latour serait mort peu après son enlèvement.



Latour était déjà parvenu jusqu´à la barrière de sa maison...

Encore plus significatif, Latour était déjà parvenu jusqu´à la barrière de sa maison, et sous une pluie battante. Il a klaxonné, dit sa femme, le garçon se précipita pour lui ouvrir, et c´est là que des individus qui se tenaient en embuscade l´ont emmené.

Des kidnappeurs opérant sous une pluie torrentielle, ça aussi c´est assez particulier.

Voire tuer son otage aussi vite c´est absolument bête et gratuit. La preuve, nos amis de Caraibes ont passé la nuit à essayer de les contacter à nouveau mais en vain.

Donc exécution planifiée ou simple kidnapping, on ne peut affirmer avec certitude ni l´un ni l´autre.

Un mystère qui vient renforcer le sentiment d´angoisse général.

D´ailleurs ni son épouse (mère de ses deux enfants, un garçon et une fille vivant aux Etats-Unis), ni une sœur vivant en Haiti, ni ses frères et sœurs aux Etats-Unis, personne ne peut dire ce qui s´est exactement passé. Personne n´a le moindre détail.

Comme nous disons en créole, François Latour a disparu comme la fumée...



Plus mature que nous tous...

près l´inhumation au Parc du Souvenir samedi matin, une cérémonie hommage s´est déroulée dans les locaux de Caraibes FM, à la ruelle Chavannes, au centre ville de Port-au-Prince.

Port-au-Prince, la capitale haitienne, qui aura été la ville de François Latour plus que tout autre d´entre nous qui y sommes nés ou y avons vécu notre enfance et notre adolescence dans les années 40 et 50. Parce que lui n´a jamais laissé le pays, quand le grand nombre a dû s´exiler pour raisons politiques ou économiques ou les deux.

Nous nous sommes connus sur les bancs de l´école congréganiste Saint Louis de Gonzague.

Puis on va habiter le même quartier, l´avenue Muller, la Place Jérémie, la ruelle Cameau.

Rapidement François Latour se révéla plus mature que nous tous. Il quitta volontairement l´école des « très chers Frères » dès la quatrième secondaire, et au grand dam sans doute de ses parents car Saint Louis passait pour un centre d´enseignement et surtout de formation incontournable, pour aller poursuivre ses études (ô sacrilège) au lycée Toussaint Louverture. Mais le célèbre lycée dont une grève des élèves et des enseignants allait sonner le glas du gouvernement du général Paul Magloire en 1957...



Son vrai théâtre, c´est la ville...

Chaque soir, nous guettions son retour dans la rue sous le lampadaire devant lequel il devait passer pour regagner la demeure familiale située un peu plus haut. C´est que Latour développait déjà ce sens de l´humour qui allait être son image de marque et qui lui survivra. Ses blagues sont à se rouler par terre. Nous fûmes donc ses premiers spectateurs, son premier théâtre.

Agé de 20 ans à peine, il fréquentait déjà la SNAD ou Société nationale d´art dramatique où, pour paraphraser Hugo, il était traité en cher collègue par des comédiens et dramaturges déjà arrivés, dont la grande Denise Pétrus et son époux, le français Edouard Dupont.

Oui, son vrai théâtre, sa véritable école, c´est la rue, c´est la ville, c´est ce Port-au-Prince qu´il devait connaître mieux que le fond de sa poche pour l´avoir toujours parcouru constamment à pied en déclamant poèmes et pièces de théâtre entre ses dents, les gens n´en revenaient pas de ce jeune homme mince et beau dont les lèvres remuaient sans cesse. Nous le considérions comme notre Gérard Philippe, jeune comédien français très en vogue à l´époque.

Jean Coulanges nous disait samedi que François Latour n´était pas dans le casting pour Caligula, la pièce d´Albert Camus.

Il se présenta, on lui dit allez-y, montrez ce que vous savez faire. Eh bien, il connaissait la pièce par cœur. Il ne pouvait avoir que le premier rôle.

Aussi personne ne fut étonné lorsqu´il fut choisi parmi les artistes devant représenter Haiti au premier festival mondial des Arts nègres, à Dakar (Sénégal), en 1966. Il n´avait pas encore 25 ans.



L´Oiseau de ces dames...

Mais son éclat dépassera pour la première fois le petit cercle des intellectuels et gens de lettres grâce à une charmante comédie de boulevard signée de l´haitienne Mona Guérin, L´Oiseau de ces dames, un Latour play-boy aux côtés de la pétillante Danielle Coicou.

Port-au-Prince fut sous le charme. Une sympathie gagnée auprès de la classe possédante qui lui sera plus tard fort utile lorsqu´il laissera le théâtre pour se tourner vers la publicité commerciale.

Mais nous n´en sommes pas encore là. On vit les terribles années 60. Le Duvaliérisme est au faîte de sa terreur et de sa puissance. François Latour ne fait partie d´aucun groupe politique, d´aucune confrérie quelle qu´elle soit.



Incarner Papa Doc lui-même !...

Mais il a une arme secrète : le théâtre.

Chaque fois que son nom reparaît à l´affiche, c´est soit pour incarner un dictateur, et toujours parmi les plus terribles (son grand rêve, nous dit-il un jour, ce serait de jouer Papa Doc lui-même pour le démasquer de l´intérieur), soit pour une analyse rigoureuse et sans complaisance du système haitien. Du Bouki nan paradi de Franck Fouché, à l´Exception et la règle de Berthold Brecht...

Son succès le plus populaire reste évidemment le Pèlen tèt de Frankétienne. Cette pièce fit faire un bond de géant au premier mouvement vers la démocratisation qui se frayait difficilement son chemin sous la dictature de Baby Doc succédant à son père en 1971.

Nous disions plus haut que François Latour a été plus en avance que tout le reste de la petite bande que nous formions du côté de l´avenue Muller-Place Jérémie-Ruelle Cameau.

Non seulement dans le succès, mais aussi au niveau de la conscientisation sociale (nous insistons sociale, pas forcément politique).

Alors que nous avions tout naturellement des rêves de petits-bourgeois (mais ce que nous refusions bien sûr d´admettre), François quant à lui prenait pour compagne une solide fille du peuple, avec laquelle il va avoir deux beaux enfants. On ne lui connaît pas d´autre progéniture, sinon une fille adoptive.

A l´époque cela avait une très grande signification. Comprenne qui voudra...



Raffiné mais non élitiste, mais certainement anti-populiste...

Déjà il avait tourné le dos à Saint Louis de Gonzague, considéré lors comme le principal centre de formation des enfants de l´élite.

Il ne croyait pas non plus dans les diplômes. Mais ses poèmes et chroniques dans les journaux, ainsi bien sûr que son jeu d´acteur ou son talent de metteur en scène, sont d´une intelligence raffinée.

Raffiné mais non élitiste, puisque bientôt il excellait aussi dans l´écriture et l´interprétation en langue créole.

Avec Bouki nan paradi et surtout Pèlen tèt, il fit descendre le théâtre le plus intelligent (mais le plus révolutionnaire aussi) dans la rue.

Non élitiste, mais certainement anti-populiste.

Sur le plan politique, François Latour se sera brouillé avec tout le monde ou presque.

D´abord avec les gouvernements intérimaires qui se sont succédé après la chute du régime Duvalier en février 1986 : que ce soit les généraux Namphy ou Avril ou le président Leslie Manigat.

Il n´eut jamais de qualificatif assez dur pour tous les « de facto », comme on disait à l´époque, y compris pour ses amis qui auraient manifesté de la sympathie pour celui-ci ou pour celui-là.

nbsp;

Rien ne vaut une amitié véritable...

ais il ne se déchaîna pas moins contre l´arrivée au pouvoir d´Aristide aux présidentielles de 1990. Personnellement nous n´avons pas approuvé son acceptation même tacite du sanglant coup d´état de septembre 1991 puisqu´il s´est réjoui publiquement dans des articles parus dans l´hebdomadaire Haiti Observateur du renversement d´Aristide.

Jusqu´ici il écrivait avec nous dans Haiti en Marche. Nous lui avons reproché de pratiquer ce que La Fontaine appelle le coup de pied de l´âne et que ce n´est pas bien de tirer sur quelqu´un qui est à terre.

Mais il n´écrivit pas pour autant des articles positifs pour les putschistes.

Ce fut une époque difficile où de grandes amitiés furent mises à rude épreuve.

En ce qui nous concerne, c´est François qui nous a tendu un peu plus tard le rameau d´olivier. Lamitye pa trayi . Il pensait que rien ne vaut une amitié véritable. Nous avons accepté la leçon, venant de lui puisque François a toujours été en avance sur nous tous.

L´assassinat du 22 mai dernier nous tue aussi profondément quelque part.



Editorial, Mélodie 103.3 FM, Port-au-Prince

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