L'affaire SOCA secoue et réveille de vieux démons...

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Jgpalmis
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L'affaire SOCA secoue et réveille de vieux démons...

Post by Jgpalmis » Mon Feb 26, 2007 5:28 pm

Bonne lecture.

http://www.lenouvelliste.com/articlefor ... leID=39932

[quote] «La vérité est au fond du puits»

Ruinée par des crises successives, la Classe moyenne s'accroche désespérement à l'Etat. La dernière intervention de Frank Ciné, Pdg de la Haitel et actionnaire de la Socabank, vient relancer la question opposant la Banque sans frontières à la BRH. Il tente de se défendre contre des allégations de pots-de-vin. Du Procès des Timbres, sous Jean-Claude Duvalier, aux actuelles accusations de corruption au Parlement, hommes d'affaires de "la classe" et législateurs élus sont dans l'oeil du cyclone.

Une importante question revient sur le tapis au cours de l'affaire Socabank/ Banque de la République d'Haiti (BRH). Si elle a pris, pendant un bon nombre d'années, depuis François Duvalier, des aspects idéologiques, elle s'est révélée en 2007 l'arbre qui cache la forêt. En soulevant le problème des classes moyennes comme pour justifier ses prises de position en faveur de « la banque sans frontières », le remuant sénateur Rudy Hériveaux relance un vieux débat.

Ce débat ne peut pas être rejeté d'un revers de main. Mais son caractère conjoncturel précipité dans la circonstance démontre qu'il garde encore l'aspect superficiel. Certains ont raison de parler de « démagogie » au milieu d'une affaire où il serait plutôt question de corruption. Mais d'autres profitent de la relance de la question dans les médias pour souligner que lesdites classes moyennes n'ont jamais eu de cadre idéal à partir duquel leur fonctionnement, sur le plan financier, répondrait à des normes d'éthique publique ou de moralité sociale.

La question de la corruption devient le cheval de bataille des institutions internationales qui ont projeté un «observatoire» sur Haiti. Aujourd'hui que cette corruption toucherait l'institution qui devrait établir des lois pour le bon fonctionnement des affaires et le comportement exemplaire des hommes, tout le monde affirme qu'on ne sortira pas de si tôt du cercle de l'autodestruction institutionnelle.

LE COMPROMIS POST-MONTANA

A un moment où des commissions sont créées dans le but d'enquêter sur la gestion des fonctionnaires de l'administration de l'ancien Premier ministre Gérard Latortue, que le ministre des Affaires étrangères est convoqué devant ladite commission accompagné de l'ambassadeur haitien à Washington pour fournir des informations sur des « manipulations » de fonds, qu'un ex-administrateur est acculé à donner des précisions sur 76 millions de gourdes, l'affaire des pots-de-vin dénoncée par les Sénateurs Gabriel Fortuné et Anacacis Jean Hector vient soulever la problématique de l'autorité morale du Parlement.

D'un côté,le gouvernement se trouve encore dans la phase « des compromis post-Montana ». C'est l'impasse administrative. Il ne peut encore prendre des mesures légitimes et élaborer une politique internationale conforme à ses idéaux.

D'autre part, le Parlement, jusqu'à date, ne se penche pas encore sur des lois devant régir les finances haitiennes. Depuis François Duvalier, on est devant un vide législatif et juridique. Et vive la course aux enrichissements tous azimuts !

Des concessions exclusives accordées par le Père de la « Révolution politique » à ses proches partisans passant par les largesses présidentielles de Jean-Claude Duvalier aux « hommes de la Côte », les glissements progressifs aux « richesses matérielles » de la Classe moyenne passent, plus près de nous, par les grands ténors de la drogue des années 90 ou par des fonctionnaires qui manipulaient des sommes onéreuses pour de plus ponctuelles récupérations politiques.

LA VACHE Á LAIT

Ce n'est malheureusement pas la justice haitienne qui a décidé sur des cas de corruption liée à la drogue, ces dernières années. Il a été déplorable de voir des citoyens haitiens traînés dans des prisons américaines alors que la justice haitienne devrait avoir un dispositif pour prendre des mesures de droit contre ceux sur qui pèsent des accusations de corruption.

Beaucoup de fonctionnaires d'Etat de la Classe moyenne croupissent encore dans les prisons américaines. Parmi eux un ex-président du Sénat de la République, Fourel Célestin. Des coopératives ont connu des faillites spectaculaires à la suite de scandales qui ont bouleversé l'opinion publique. Les «sociétaires» sont encore victimes. Ils sont en grande partie issus d'une classe moyenne qui essaie difficilement de joindre les deux bouts. Ils ne savent où donner de la tête pour récupérer des sommes englouties dans des opérations aux pourcentages alléchants... La CONASOVIC (Conseil national des Sociétaires victimes des coopératives) veut déterrer la hache de guerre contre le gouvernement qui aurait débloqué des milliards de gourdes pour remettre à flot les actionnaires de la Socabank.

Aujourd'hui, des dossiers sur des détournements de fonds et des actions de corruption éclaboussant des hommes dirigeant des institutions importantes dans le contexte ne sont pas encore techniquement connus. L'Etat est encore une vache à lait.

On peut s'en prendre à Transparency International et accuser cette institution de faire le jeu des « détracteurs du pays ». Mais il faut se rendre à l'évidence qu'à un très haut niveau de l'Etat, l'exemple d'honnêteté n'est pas donné. C'est l'heure de toutes les manoeuvres «intelligentes».

Mais Haiti, en dépit de la pompe sociale affichée , reste un pays très pauvre. L'aspect prédateur d'une classe qui s'était, dans le temps, donné des visions politiques nobles est la caractéristique de ceux qui veulent réussir à tout prix. Et «venger la race»...Bref!

Les aspects idéologiques passent au second plan. A l'origine, il y avait, en 1946, des revendications bruyantes d'hommes écartés des finances, de l'administration publique, de la diplomatie. Avec Dumarsais Estimé, un recul de l'exclusion a été constaté. Le coup d'Etat de Paul Eugène Magloire mit un frein à l'expérience. Daniel Fignolé faisait campagne autour des «éléments basiques de la nation». Duvalier établit une violence d'Etat contre l'élite traditionnelle. C'est avec Jean-Claude Duvalier qu'un début d'intégration a été constaté sur le plan de l'occupation des espaces financiers par ceux qui se considéraient comme des exclus.

Il n'y avait aucun garde-fou légal. La corruption changeait de camp.

De Clémard Joseph Charles à Dumarsais Mécène Siméus, de Franck Ciné à David Chéry et, plus près de la «nouvelle génération», de Michel «Sweet Mickey» Martelly à Wyclef Jean, la classe moyenne a subi des «modifications» qui ne permettent plus de la décrire en termes de clichés. C'est Thomas Désulmé qui fait de lourds investissements à la Jamaique. C'est Siméus qui réussit dans les «foods» et qui serait proche du «clan Bush». C'est le «président du compas» qui se fait applaudir pour son audace à se déshabiller à la Place des Héros de l'Indépendance et qui orchestre un tabac dans le showbiz haitien. C'est le «fugee» de la Croix-des-Bouquets qui sort des ghettos de Brooklyn comme son prédécesseur Jean Michel Basquiat pour épater les conservateurs politiquement corrects du Carnegie Hall.

La saga de la classe moyenne est multicolore et pleine de rebondissements. Le travail rude se le dispute à la «chance» et à l'audace d'occuper des espaces laissés vacants...

La Haitel et les Coeurs-Unis connaissent des destins différents.De François Duvalier à René Préval, les Classes moyennes balancent entre l'idéologie mal assumée et les opportunités des finances. Par ce temps d'expérience démocratique amorcée sur des chapeaux de roue, les scandales dévoilent les cicatrices encore vives de ceux qu'on a traités, des fois de bonne guerre et sans acrimonie, de «fils de paysans».

La classe moyenne, après des années d'expériences encore improductives sur le plan national, de 1946 à nos jours et du Procès de la Consolidation au Procès des Timbres, devrait être prête, comme l'avait espéré Me Gérard Gourgue au Palais de justice en juin 1975,à sortir la vérité sociale «du fond du puits».[/quote]

La réponse de M. Franck Ciné

http://caraibesfm.com/newsadmin/preview.php?id=2173


[quote]Port-au-Prince, le 21 février 2007


Monsieur Max Chauvet
Directeur Général du
Quotidien Le Nouvelliste
En ses Bureaux.-

Monsieur le Directeur Général,

VOICI TOUTE LA VÉRITÉ TIRÉE DU FOND DU PUITS


Ayant été pris à partie et cité nommément dans un éditorial de votre quotidien, je m'octroie le droit de réponse, en mon nom et aussi au nom de tous ceux qui croient en la classe moyenne, avilie dans vos colonnes.

Le Nouvelliste, dans son éditorial du 9-11 février, cinq colonnes à la une, a réveillé un vieux démon qui sommeillait. L'horrible démon du préjugé de classe, alimenté par un virulent complexe de supériorité. Et du coup il a déterré la hache de guerre.

Goliath des temps modernes, fort de ses références socio économiques, le Doyen, traditionnellement si prudent dans ses propos, si modéré dans ses prises de position et si soucieux de sa réputation axée sur des critères d'impartialité et de neutralité, empoigne fougueusement son scalpel et l'enfonce violemment au cœur de plaies vieilles de plus de trois siècles d'histoire que l'on croyait cicatrisées et guéries

jafrikayiti
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Post by jafrikayiti » Mon Feb 26, 2007 10:31 pm

Chalmas ! anpil koze pale...men se aksyon ki pote chanjman. Mwen apresye lekti misye fè sou Wyclef, Desulmé elatriye. Men, si swadizan klas mwayèn sa a pa sispann jwe wòl "tanpon" saa, li ka sezi wè jou malè l ap travay pou evite a, se limenm ki bourik.

Gen yon doulè konsa k ap bouyi nan vant anpil nèg nan peyi Afrikdisid.... jisteman paske anpil nèg pran plezi nan jwe wòl tanpon pou yon ekip sanginè awogan.... se bon !

Malgré Ciné rekonèt "Il y a, certes, des redressements à faire, des mesures disciplinaires exemplaires à prendre contre les dérives anti populaires et les déviations idéologiques voisines de la trahison. Il nous est salutaire de revendiquer nos humbles origines sociales et d'agir conséquemment en pleine conscience, sans renier les revendications fondamentales de nos malheureux frères restés K.O. sur le pavé et souvent prisonniers des marécages vaseux au cœur des bidonvilles".

Misye pase anpil tan ap flate "Le Nouvelliste" an jeneral ki ta swadizan genyen sa li rele " la ligne de sagesse qui a toujours fait sa renommée durant un siècle de fonctionnement". Li ansanse misye Chauvet an patikilye, e malgre li parèt tankou li "degè" paske souflèt "La classe MRE" ba li a te fè li mal...dènye mo misye se "Et que la maudite hache de guerre soit enterrée à tout jamais!"

Ki sa pou yon moun konprann nan koze sa a?

Ala pèp bay piyay mezanmi!

Jaf

Jgpalmis
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Post by Jgpalmis » Wed Feb 28, 2007 12:25 pm

http://www.lenouvelliste.com/articlefor ... leID=40479

[quote]

La vérité est encore au fond du puits

La rédaction de Le Nouvelliste a reçu une lettre datée du 21 février 2007 adressée au Directeur général, Monsieur Max Chauvet. Elle est signée de M. Franck N. Ciné. Nous donnons droit de réponse à M. Ciné. Nous l'avons toujours fait à tous les contradicteurs du quotidien durant notre longue tradition séculaire.

Cependant, nous tenons à préciser pour nos lecteurs que les considérations faites par notre interlocuteur démontrent que c'est lui qui réveille « l'horrible démon du préjugé de classe ». A aucun moment, dans ce texte du vendredi 9 au dimanche 11 février 2007, nous n'avions « alimenté un virulent complexe de supériorité ».

Il s'agit d'un article d'analyse qui part des déclarations du Sénateur Rudy Hériveaux dans l'affaire qui met face à face la Socabank, la Banque de la République d'Haiti et qui ,dans son parcours, entraîne le Parlement haitien. Il est question de souligner que des affaires de corruption en Haiti se justifient souvent derrière l'argument d'une mise en abîme de la Classe Moyenne.

Nous avions surtout précisé que « ce vieux débat ne peut être rejeté d'un revers de main », conscients des parcours tortueux de l'histoire sociale de notre pays. Nous n'avions pas été au-delà de la prudence et de la modération. En invitant nos lecteurs à relire le texte titré : « La vérité est au fond du puits », nous signalons très vite à leur attention que l'argumentaire de Monsieur Ciné fait un silence calculé sur des paragraphes où nous regrettons des arrestations par des forces internationales de hauts fonctionnaires issus de la Classe Moyenne. Monsieur Ciné a aussi volontairement gommé notre brève histoire de l'exclusion sociale de Dumarsais Estimé à Daniel Fignolé.

On ne comprend les emportements de Monsieur Franck Ciné qu'en regard d'une susceptibilité à fleur de peau qui n'a jamais été psychologiquement résolue. Les noms de Clémard Joseph Charles, de Dumarsais Mécène Siméus, de David Chéry, de Thomas Désulmé n'ont pas été mentionnés en termes « d'esclave attaché à la glèbe sous la colonisation », ni sous les vocables de « fils de prolétaire et prolétaire lui -même dont la mère a été hier encore revendeuse sur les trottoirs infects de nos villes ».

Si Monsieur Franck Ciné n'a pas bien saisi la phrase suivante : « La Classe Moyenne a subi des modifications qui ne permettent plus de la décrire en termes de clichés », nous la clarifions plus simplement : Ce n'est plus le temps des batailles politiques de 1946, ni de la justification sociale des « pitit sôyèt ». Les choses ont évolué et présentent d'autres paramètres. Car les cadres et autres technocrates des Classes Moyennes ne sortent plus de leur attaché-case le discours cliché. Ils agissent plutôt aussi bien dans le domaine des investissements que dans le secteur des arts. Même si les résultats, hélas, sont encore individuels.

Le terme « Nègre de la Côte » n'a pas été utilisé par Le Nouvelliste. « Les hommes de la Côte » n'ont aucune connotation péjorative. C'est une précision géographique. Et puis, la désignation a été une auto-proclamation régionaliste faite par ceux-là même qui éprouvaient une fierté à sortir, sous Jean-Claude Duvalier, du lot des exclus...

C'est aussi Monsieur Ciné qui est revenu, pour les besoins de sa cause, avec l'expression « gros orteil » à l'heure où nos respectables cireurs de chaussures ont accès à la téléphonie cellulaire. Nous entrons dans l'aire des libres compétitions de marché et non dans les conflits traditionnels des élitismes de la substitution.

On ne peut nier les archaismes de notre pays « où les prêts bancaires ne sont accessibles qu'à un clan ». Mais on ne nous fera pas taire la vérité des trahisons des investisseurs réussis de la Classe Moyenne qui ont un traitement particulier pour nos soeurs, alors que l'histoire des amours de nos PDG n'a jamais été résolue dans une psyché hantée encore par des clichés esthétiques. Et si les réussites individuelles entraînaient la constitution d'une Nouvelle Classe Moyenne forte du point de vue de son identité, intellectuellement indépendante et financièrement engagée dans de solides entreprises, nous serions les premiers à applaudir à la modernité sociale et à l'arc-en-ciel épidermique.

Le Nouvelliste ne veut rien savoir des « courriers Féminins » de Monsieur Ciné. Après le procès des « grandes familles », la Classe Moyenne est à l'époque de son propre procès. C'est le droit de Monsieur Ciné de rédiger, avec la tentation littéraire des effets de style des années quarante, une nouvelle « Lettre aux Hommes Clairs ». Mais il doit être assuré de son impact actuel au moment des récupérations des bonnes intentions idéologiques et de la dilution des énergies protestataires dans des aventures frénétiques de la réussite, des coups bas fratricides du panier à crabes et des opacités de « l'époque démocratique ».

Pourquoi toute cette littérature qui passe par Laleau, Price Mars, St-Lot quand notre interlocuteur reconnaît que « la corruption a ses racines dans la nuit des temps. On ne pourra l'éliminer, continue-t-il, tant qu'il y a des marchandises à vendre, un pouvoir à conquérir et des châteaux à construire... ». C'est à Monsieur Ciné de prouver, avec sa batterie d'avocats, qu'il n'a pas été « constructeur d'empire » avec la sueur du peuple.

Mais voilà Monsieur Ciné interprétant avec une déconcertante désinvolture les illustrations du texte. Si la photographie du Parlement est en contre-plongée, il ne verra pas le rapport avec le puits. Il y voit plutôt une scène anonyme de « provinciaux fraîchement débarqués ». La photo du Conseil de la BRH est interprétée comme celle d'hommes « détachés de la racaille ». C'est une manoeuvre de confusion au sein d'une Classe Moyenne de banquiers et de législateurs. Elle ne tient pas compte de la cuisine du journalisme et de ses banques d'images.

Le procès d'intention de Monsieur Ciné va jusqu'à la distorsion de nos opinions au sujet de Wyclef Jean et de Jean Michel Basquiat. Ces deux artistes ont réussi en dehors des clichés des années 46. L'overdose de Basquiat est une autre problématique. On aimerait voir nos PDG investir dans le domaine de la culture pour qu'il n'y ait pas toujours un Andy Warhol à faire connaître les artistes par la High Society à Manhattan. La nomination de Wyclef Jean comme Ambassadeur « at large » est le résultat logique du patriotisme de l'artiste qui ne s'est pas laissé enrégimenter par les sirènes de la réussite américaine.

Nous n'avons pas déterré la hache de guerre. C'est à Monsieur Ciné de l'enterrer. Sinon, nous aurons le désagréable regret de dire à nos lecteurs que la « vérité est encore au fond du puits ».

La Rédaction de Le Nouvelliste
23 février 2007
[/quote]

Jgpalmis
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Est-ce un volcan endormi ou un tesson de feu sous les cendres

Post by Jgpalmis » Sun Apr 15, 2007 2:30 pm

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3549

[quote]Haiti-Banque-Corruption
L'affaire SOCABANK revient sur le tapis : Interdiction de départ contre des ex-actionnaires et administrateurs

Le PDG de la HAITEL, Frank Ciné et l'ancien directeur de la banque, Charles Beaulieu particulièrement visés ; Me Joël Petit-Homme, avocat de la HAITEL, proteste et accuse personnellement le Président René Préval

dimanche 15 avril 2007,

Radio Kiskeya

L'affaire SOCABANK rebondit à nouveau dans l'actualité avec la décision des autorités compétentes d'adopter des mesures d'interdiction de départ contre d'anciens actionnaires et hauts responsables de la banque pour leur implication présumée dans sa faillite.

Selon Me Joël Petit-Homme, l'avocat de l'opérateur de téléphonie mobile HAITEL, le PDG de la compagnie, Frank Ciné, qui était l'actionnaire majoritaire de la SOCABANK, est l'une des personnes frappées d'interdiction de séjour à l'étranger. Une dizaine d'anciens membres du conseil d'administration de la banque dont l'ex-PDG Charles Beaulieu, Claudel Géhy et Joseph Saint-Louis font l'objet des mêmes dispositions.

Cependant, M. Beaulieu, officiellement en visite médicale prolongée à l'étranger, n'était pas jusqu'à récemment en mesure d'indiquer la date de son retour en Haiti.

Me Petit-Homme impute les mesures prises à l'encontre de Ciné, Beaulieu et consorts au Président René Préval. Il accuse nommément le chef de l'Etat d'être en train de "régler des comptes personnels" avec les personnes incriminées. L'avocat s'insurge contre une décision qu'il juge "illégale".

Au plus fort du scandale qu'avait provoqué le vote au Sénat -en pleine nuit et à la lueur des flashes des téléphones cellulaires- d'une résolution contre l'intervention de la Banque Centrale dans le processus de redressement de la SOCABANK, Frank Ciné et Charles Beaulieu avaient clamé leur innocence et élevé de vives protestations contre les autorités monétaires.

De son côté, le Sénateur Gabriel Fortuné, à l'origine de révélations excessivement graves sur d'éventuels liens entre certains de ses pairs et les actionnaires et administrateurs de la SOCABANK, n'a jamais renoncé à ses allégations.

Après une décevante enquête parlementaire, qui avait renvoyé dos à dos accusateurs et accusés, le Sénat avait décidé de balayer comme un fétu de paille un dossier qui a pourtant largement entamé sa réputation. [/quote]

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